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Je n’aime pas Laval et Laval ne m’aime pas.

Ce n’est pas tant que j’aime devenir un cliché Montréalais qui n’aime pas Laval parce que c’est comique ou par réaction simple contre le symbole de la banlieue mais à chaque fois que je vais à Laval quelque chose devient bizarre et déplaisant. On peut dire que j’aime entretenir une relation malsaine avec Laval et que c’est probablement Laval qui ne m’aime pas et pas l’inverse. Juste pour vous dire, de notre road-trip aux États-Unis sans GPS à travers une dizaine de villes, le seul endroit où on s’est perdu c’est Laval pour aller chercher Valérie avant le vrai départ.

Avec un horaire commençant par les fêtes gourmandes au Centropolis Laval et la suite à Pierrefonds pour Celtfest je pensais avoir une excellente journée en perspective.

Les fêtes gourmandes

Après une crème glacée à l’étonnante Crèmerie Pineault (pas de sarcasme ici) on se lance en direction du Centropolis sans esquiver les 30 lumières désynchronisées du laid boulevard Le Corbusier. Enfin arrivé au site des Fêtes gourmandes, le guichet automatique de l’entrée est vide et nous n’avons pas assez d’argent sur nous pour régler l’entrée de 8$ qui ne donne qu’accès au site. Plusieurs personnes sont dans la même situation et nous nous disperçons tels des zombies désorientés. Le guichet du Cineplex Colossus Laval étant fermé aussi c’est après une longue marche qu’on trouve un guichet. On en profite pour entrer à Sky Venture. Amusant.

On paye le 8$ pour notre accès à ce site enchanteur sur… le bord d’un autoroute, à côté d’un quartier commercial qui est l’apothéose de l’impersonnel et du stérile, dans un stationnement sur du gravier qui se transforme en brouillard de suine dès qu’on y pose les pieds. Je suis déjà conquis.

Comme je meurs de faim on en profite pour acheter saucisson minuscule au phoque mais comme ça revient à 2$ la bouchée, tout comme le crocodile, le serpent, le kangourou et autres viandes en trop petite portion pour mon appétit et déjà goûtés aux mêmes kiosques dans d’autres festivals, je me rabas finalement sur la sélection de bière au volet du Festival des Bières du Monde.

Une publicité massive, dotée d’un budget de plus de 350 000$, est mise en place pour positionner le Festival des Bières du Monde de Laval comme un événement touristique international.

Alchimiste, Brouhaha, Brasseurs de Mtl, AMB, les 3 Brasseurs, Saint-Arnould… d’excellente bières, certes, mais une mince sélection comparé à ce qu’on est habitué avec un certain autre festival, poussière, coût d’entrée et autoroute en moins. On ne peut pas dire que les bières importées vendues à la SAQ sont des produits uniques non plus surtout quand elles sont vendue au triple du prix de la SAQ en équivalence de billets. La formule du verre à bière promo à 8$ et des billets de consommation est la même qu’au Mondial de la bière, sauf que les billets étaient à 1.25$ au lieu de 1$ et le verre est vraiment moins beau. Ça change la manière de calculer quand vient le temps d’essayer des bières à 5-7 billets. Mon kiosque préféré pour ce festival : Saint-Arnould avec sa bière au rhum et son édition limitée de Lime-Mortel toutes à 3 coupons. AMB laissait aussi partir ses bonnes bières Premium comme la Champenoise à 3 coupons au lieu de 5 au Mondial de la bière.

La grosse exclusivité de cette édition c’était Dinner in the sky. Pour plus de 250 dollars, tu peux diner dans les airs pour apprécier une magnifique vue donnant sur :
– L’autoroute 15.
– L’échangeur de l’autoroute vers la 148.
– Le stationnement gigantesque du cinéma.
– La grue qui te lève.
– La soucoupe du Colosuce.
– La poussière que les gens produisent au sol.
– L’autoroute 15. Encore.

Pour vous donner une idée Dominic Arpin a une capsule sur son expérience de « Dinner in the sky » sur son blog. Le plus drôle c’est son vertige mais fuck that parce qu’ON PEUT APERÇEVOIR L’AUTOROUTE 15!!! IN-CRO-A-Y-A-BLELB.

Celtfest

La première édition de Celtfest était très (très) calme. Nous sommes arrivés en fin de journée donc nous avons malheureusement pris la décision de ne pas entrer sur le site alors qu’on pouvait voir le spectacle et l’ambiance (ou le manque de) plus loin assis dans un skate park pour quelques minutes. Pas de gars en kilt trop saoul, pas foule dansante. Petit rassemblement sympatique et bonne musique.

15 minutes s’écoulent et notre faim monstre nous convaint d’aller au Taco Bell / PFK pour rire. J’ai pris ce truc.

BOX MASTER!

En passant, conseillez moi donc des bons spots à Laval question que je mette fin à ma « curse ».

Une réflexion sur “Je n’aime pas Laval et Laval ne m’aime pas.

  1. Olivier,

    J’ai lu ton post et je trouve dommage que des tuiles t’arrivent quand tu viens à Laval.

    Qu’est-ce que tu aimes faire? je suis certaine qu’il y a des coins sympas à Laval 🙂

    Karima-Catherine
    Twitter: karimacatherine
    Facebook : karimacatherine.goundiam

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