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Une journée de touriste

On calculait qu’après la projection Kino du samedi 14 avril à Tuléar on pourrait aller se coucher, dormir quelques heures et partir à l’aventure toute la journée du 15 avril dès 7hAM et ensuite, lundi 16 avril à 7hAM prendre le taxi-brousse de 24 heures vers Antananarivo, arriver à 7AM le mardi 17 avril et aller à la réunion de production du Kabaret Kino 2 heures plus tard à 9HAM pour amorcer un autre 72 heures de production intensive.

BEIN KIN.

C’est ce qu’on a fait.

Dimanche 15 avril.
Direction Ifaty sur une route faites de roches pointues.
C’est une route importante mais remplie d’obstacles, de trous et de roches pointues.


Zébus inclus.

L’ami guide du chauffeur est sur le point d’aller nous chercher une charrette de zébus pour nous emmener au village des tortues quand il nous apprend qu’il peut aussi nous emmener en ballade sur la mer et nous faire un repas de poissons frais. On s’empresse de demander d’ajouter ça à notre journée.

On se pointe à la plage pour une ballade avec les vézos. La seconde où nous arrivons, c’est le déluge de femmes qui vendent de la marchandise. On se fait sauter dessus d’une façon comique.

On revient sur la page et on est laissé un peu à nous-mêmes pour la prochaine heure le temps que le guide aille chercher du poisson frais du matin. On se fait solliciter sans arrêt pour acheter des millions de trucs mais personne ne semble avoir un maillot de bain, ce que j’aurais acheté bien plus que ces trucs pas trop utiles. À un certain moment, il semble bien avoir 20 vendeuses autour de Iphy qui m’appelle à l’aide alors que je suis trop amusé par la situation pour intervenir. Iphy superstar supposément riche. On marche dans l’eau pour avoir un peu de tranquillité et pour nettoyer ma plaie au pied mais des enfants nous suivent sans aller dans l’eau. Très peu de gens se baignent mais l’eau est paradisiaque. Bleue et chaude.

On se trouve un nid sous des palmiers.


Mais après un certain temps, les femmes reviennent et s’assoient à côté de nous pour nous vendre des trucs et on achète finalement des couvertes, des coquillages, du miel de baobab et des colliers. Tout le monde se disperse après nos achats et le poisson arrive.


Délicieux.

En mangeant, notre guide principal, très chrétien, nous demande si nous sommes chrétiens et comment c’est au Québec. Ça se transforme rapidement en grosse conversation compliquée dans lequel il ne voit vraiment pas comment on peut fonctionner au Québec. On quitte le ventre plein et on entre dans un petit bar vide pour se désaltérer au Fanta.

Deuxième étape : le village des tortues et/ou Station d’Observation et de Sauvegarde des Tortues « SOS-Tortues »

Pour se rendre là on prend une charrette de zébu avec deux zébus qui semblent plus que fatigués. On embarque à 4 et un enfant conduit la charrette devant. C’est armé de son bout de boit piquant avec lequel il pique l’anus des zébus et à grands coups de pied dans leurs testicules qu’on se fait tirer jusque là bas.


La vie c’est rough pour un zébu. Sors pas du corridor piquant.

On se disait évidemment qu’on aurait bien pu marcher cette petite distance et donner un break aux zébus à la place. Nos petits yeux douillets trouvaient ça intense disons.


Tout le reste est magnifique.


Des manifestants!


Le chien fou et ses amis. « Rentrez vos membres dans la charrette pour pas vous faire mordre. »

On arrive, les zébus bavant peuvent se reposer un peu.



Tortues partout.


Le cool baobab.

La journée tire à sa fin et prend la direction de Tuléar. Notre guide nous parle qu’il connait un Québécois à Mangily et qu’on pourrait lui dire un petit bonjour en Québécois. Sur le chemin, il nous raconte qu’il a tué sa femme il y a longtemps et qu’il a fait 20 ans de prison au Canada pour ça. Ça part bien. Finalement on apprend aussi que le gars est pris dans une histoire de détournement de mineur au Madagascar et que le pays veut le renvoyer. Quand on rencontre le gars, sa barbe blanche, son visage martelé et ses dents de cigarette, c’est toute son aura dégueulasse qui nous envahie et on n’arrive pas spécialement à avoir une conversation avec lui. On remarque le regard exaspéré des jeunes femmes qui sont avec lui et on décampe. Yark.

On prend une dernière bière à notre hotel avec notre guide.

Ensuite c’est un ami qui nous rejoint pour continuer la soirée.

On soupe la prise de la journée, me doutant évidemment du dégât que c’était pour faire dans mon estomac.

Le lendemain c’était le départ à 7hAM vers Antananarivo. 24 autres heures de taxi-brousse, mais on est prêt mentalement.

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