Film, Job, Voyage

Kino Kabaret Antananarivo partie 2

La deuxième journée de Kabaret commence et c’est le rush dès le départ. Je n’ai toujours pas d’idée pour mon film mais je me laisse guider dans les tournages des autres pour aider.

Ça commence avec le film de Fano qu’on peut regarder ici.
http://www.youtube.com/watch?v=96cFT9mZ2nE
Comme premier film et premier Kabaret je pense que la recette est très bonne ; un concept gentil et drôle et rien de trop compliqué à tourner (en principe). En fait c’était vraiment plaisant participer à son film.


On commence dans un mini parc sur l’avenue de l’indépendance pour tenter de placer les personnages dans un décor paradisiaque. Il faut camoufler le fait que nous sommes sur un boulevard et qu’il y a des édifices partout autour.


Après on se transporte près d’un étang odorant, un marché, et lieu de rendez-vous de pétanque.


En effet, l’étang a un gros problème de propreté. Idéal pour le concept. Caca.


La foule s’accumule. Iphy qui prend le son dans le milieu.


Ça devient comique de devoir enligner les gens à l’extrémité du champ de vision de la caméra sur chaque plan.

C’est un wrap. Retour au Lab où ça travaille déjà fort.


Ça travaille fort.


Bein bein fort.

À partir de ce moment là les évènements s’enchaînent, les 2 journées défilent à toute allure, les repas pris entre amis se multiplient, les drôles de mésaventures, la THB aussi et bref, je ne peux plus vraiment être structuré dans ma façon de raconter mes journées. Voici quelques clin d’oeils.


Une autre gargote dans la ruelle à côté du Kinolab.


Set-up standard dans le lab où les chaises se font rares.


Poursuite de coq pendant un tournage.


Fano, ici devant son ordinateur MSI qui est presque pareil comme le mien, avait gaspillé une partie de sa journée pour essayer de numériser du HDV pour son film. Après se multipliaient les problèmes de syncho avec le son de cette numérisation problématique.


Je ne sais pas d’où ça vient mais c’est un chouette menu.


Une famille qui veut une photo.


Lui/elle aussi.


Ah cool, des journaux ! Ah merde, une photo du couple de français mort sur la plage à Tuléar 🙁


En regardant la ville intégrée avec les montagnes j’ai un flash ; j’ai envie de voir deux cités une par dessus l’autre et connectées via les montagnes qui ne font que s’étirer vers le ciel. Mon concept initial c’était d’aller dans un bar et de mettre en scène des femmes blanches de type couguar de 40-60 ans qui approchent de jeunes hommes malgaches, pas mal le contraire de tout ce qu’on avait vu dans les bars malgaches en soirée. Finalement après quelques bières en soirée je trouve le moyen de jumeler les deux concepts et décide de tourner le lendemain. Je me couche donc ce soir là sans organisation, sans acteurs et avec un scénario qui tient sur 2 post-it remplis. Je me donne l’ordre de tourner mon film le lendemain matin peu importe les circonstances.

Le lendemain je tourne mon film en avant midi, mais juste avant je prête ma caméra et elle disparaît dans le quartier. On retrouve l’équipe qui l’avait, on échange de caméra pour qu’eux puissent finir et que je puisse commencer mon film. Après quelques scènes je perds un de mes acteurs principaux qui est attendu sur son propre tournage et j’arrive à finir mon film sans lui en faisant quelques tours de passe-passe. On doit bloquer la circulation déjà chaotique à quelques reprises pour faire des scènes avec le taxi. Rocambolesque mais j’ai environ tout ce qu’il me faut pour faire un film que vous verrai prochainement.

Je participe à un autre tournage.

98% du temps, le chat veut rien savoir de notre art.

Je prête mon laptop pour le montage d’une autre équipe, je prête mon disque dur pour les données qui sont dessus et je suis caméraman sur un autre (autre) tournage qui s’étend jusque pendant une projection du festival qui était à ne pas manquer.

J’arrive en retard mais je peux quand même apprécier les films sérieux, touchants et … ça :
Darkanoid
Un délire intense mais pas toujours 100% réussi d’After-effects et de 3D mais qui a le mérite de placer Antananarivo dans un scénario jamais vu pour les malgaches. Beaucoup de matte painting et d’action.

Mon coup de coeur de la soirée était le film de Ludo, avec qui j’avais passé la journée au complet vu qu’il jouait dans mon film et qu’il a aidé sur les mêmes films que moi. Son film raconte l’histoire d’un équipe de tournage qui se fait voler la caméra de tournage mais qui continue à enregistrer pendant la fuite et après le vol. On y manque pas de voir un underground spécial, de la corruption policière, de la pauvreté et d’être au beau milieu de l’action en caméra espion. Spécial.

Après c’est le party de l’opulence chez Laza le directeur du festival en y allant dans un van/taxi qui sent la gazoline à plein nez mais je mélange peut-être les journées…

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