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Kinky à New York, jour 2

En zappant le matin avec notre télé cablée qui marche à moitié et qui nous donne une quinzaine de postes, on tombe là dessus.

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En tombant sur cette émission inconnue, on reste de longues minutes silencieux à essayer de comprendre si c’est la comédie catastrophiquement maladroite ou un commentaire social étrange ou juste, je sais pas trop, autre chose.

Un black-face. Vraiment ?

On ne comprend toujours pas l’intention et, pour oublier, on entreprend de se faire à déjeuner avec tous les ingrédients qu’on avait acheté la veille dans un marché trouvé en stationnant la voiture. Un bacon fumé abondamment et de grande qualité, un pain funky, un fromage de lait cru de l’état de New York, du fromage à la crème artisanal et des oeufs de chez les Amish était pour faire notre déjeuner.

L’appartement est quand même petit et j’ouvre un peu la fenêtre pour aider à l’aération des odeurs de bacon qui étaient pour venir. En testant notre système, on voit bien que la hotte de la cuisinière est intégrée au four à micro-ondes et reprojette l’air aspiré plus haut dans l’appartement. On se dit que la fumée doit au moins être filtrée, ou quelque chose du genre. Ça ne prend que quelques minutes pour que le détecteur de fumée crie en malade, laissant Iphy figée devant le bacon pas-si-fumant et moi, nu debout sur chaise, en train d’éventer le détecteur de fumée avec un drap sans que ça aide à quoi que ce soit. Voyant que je ne sers à rien pour essayer de tromper le détecteur de fumée avec mes grands coups de drap, pensant à une alerte incendie généralisée et pensant au 1000$ se débiter de ma carte de crédit, j’ordonne à Iphy d’ouvrir la fenêtre davantage. Pensant que la fenêtre ne s’ouvre pas comme dans les hôtels, elle décide plutôt de noyer le bacon d’une grande qualité dans une assez grande quantité d’eau. On finit par se comprendre et Iphy court jusqu’aux fenêtres les ouvrir, mais quand même inquiète que ma nudité soit vue de tous dans la rue avec un son d’alarme qui, justement, attirerait l’attention sur moi qui gesticule comme un possédé devant le détecteur de fumée. Le détecteur trop détecteur se calme enfin. Le très peu de fumée qu’il y avait est parti. Nos coeurs battent en fou et comme le froid a envahi l’appartement je me dis que la crise est passée et que je pourrais fermer la fenêtre. Je ferme la fenêtre et la fenêtre au complet sort de ses rails et me tombe sur la tête sans se briser.

« Une maison en légo » comme disait Iphy.

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Le New Bowery Museum change les ardeurs mais qui me laisse un peu vide. De l’art contemporain qui m’allume presque toujours d’habitude, mais qui ne m’allume pas là.

S’en suit d’une longue marche de 2-3 heures.

Pour arriver au restaurant et microbrasserie 508.
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Très bon souper, un peu cher mais délicieux, agrémenté d’une visite du brasseur pour nous demander notre avis sur les bières. La stout impériale prend en une semaine de vieillissement en baril beaucoup du goût du whisky, c’est la limite.

Marche marche marche.

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The Stag’s Head est rempli à pleine capacité pour l’évènement pour Boulder, du Colorado. Un petit sampler de 4 bières ne nous enchantent pas plus qu’il faut. Notre dégustation était composée de : Une saison au miel très alcoolisée, la mojo risin’ double IPA mais qui prenait 10 minutes à servir tellement elle moussait, la Obovoid une stout à l’avoine sans rappeler celle de St-Ambroise mais en moins bonne et une autre qui m’échappe (Freshtracks wethops?). Le temps file et je dois me diriger vers ma projection au Anthology Film Archives.

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Le compte à rebours est amorcé.

Je prends possession de mon badge de réalisateur et le public fait son entrée. On a tous pu apprécier un bon petit programme de films coquins. C’était parfois inégal mais j’ai bien aimé One Nightstand et mon préféré était Mouthful. Zucht und ordnung, sélectionné à la Berlinale, c’était vraiment drôle et spécial, mais j’ose pas en dire plus ici. Le synopsis c’est déjà beaucoup.

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Petit Q&A. Séance de photo et on passait à la deuxième projection de la soirée, cette fois sous le signe du latex.

Cette projection là était, à mon humble avis, beaucoup plus inégale et ça allait beaucoup plus loin dans le monde du BDSM et du latex mais souvent au détriment de l’expertise audio/visuelle. Un drôle de voyage. Le film le plus « pop » c’était de loin Skinja. Clairement le genre de film qu’on verrait à Fantasia ou Spasm.

« You can’t spell assassin without ASS ».

Il est passé minuit et nous explorons le lower east side.
Après avoir mangé un bacon wrapped hot-dog avec de l’avocat et de la crème sûre au Crif Dogs. On passe devant un gars qui se met à nous jaser et je réalise qu’il prend sa pause cigarette devant le Proletariat, un micro bar de microbrasserie que j’avais vu dans un article du Timeout comme étant un des meilleurs nouveau bar de New York. Trouver sans chercher. Yesss.

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Micro comme dans « pas gros ». La photo c’était après le close, quand nous sommes entrés, un simple groupe de 4 personnes c’était assez pour bloquer tout le corridor.

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Il y a de très bonnes bières. Ça incluais le seul cask à n’avoir jamais existé de la black IPA au piment de Bronx Brewery. Un délice équilibré et piquant juste assez que même le barman ne pouvait s’arrêter de prendre.

Ça finit bien une soirée.

On réalise aussi que Ludlow, la rue où se trouve notre appartement, c’est un coin de nightlife vraiment intense.

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