Microbrasseries, Photo, Voyage

Partir n’importe où édition Oh Canada

L’an passé pour le 1er juillet, nous étions à Fredericton sur le chemin du retour d’une grande virée qui nous avait fait passer par la Gaspésie, la Baie-des-Chaleurs, le Nouveau-Brunswick, l’I-P-E et les Iles-de-la-Madeleine. C’était bien la première fois qu’on pouvait assister à la fête du Canada avec des gens qui ont envie de fêter. Fredericton ça se veut très british et rigide, surtout en comparaison avec Moncton qui est une ville assez laide mais pleine de chaleur cajun. Cette année, la curiosité nous a fait prendre la direction d’Ottawa.


Premier arrêt à Rigaud pour la microbrasserie Le castor qui venait à peine d’ouvrir ses portes. Une belle énigme routière pour trouver la microbrasserie avec un GPS confus, des routes fermées à cause des constructions et une entrée d’autoroute qui semble être la seule destination possible. Sans les constructions ce sera bien plus facile : c’est directement sur le bord de l’autoroute 40.


On parle de bière avec le propriétaire et brasseur. On goûte sa délicieuse bière saison et à sa stout avoine qu’il compare un peu à la stout avoine de St-Ambroise mais peut-être plus accessible et complètement bio. On prend un cruchon de sa bière saison. Les deux sont maintenant disponible en bouteille et sont très recommandables.

En retournant sur l’autoroute, nous croisons un auto-stoppeur de Winnipeg qui habite Montréal depuis un moment et qui a voyagé pas mal autour du monde entre les contrats. Il va rencontrer un ami à Ottawa pour la fête du Canada et on lui confirme que c’est notre destination aussi mais que nous avons un arrêt obligatoire à faire sur le chemin et que ça pourrait prendre 1 heure. On lui fait peur en s’enfonçant dans la campagne Ontarienne.

C’était pour Beau’s. Un super microbrasseur chez qui ça vaut la peine de faire un tour. C’est 100% bio et on se sent à la ferme même si les installations sont grosses et qu’elles vont grossir de beaucoup prochainement. Ils brassent 20000 HL par an. 20000 HL c’est autour de la production de Dieu du Ciel et de la Barberie à Québec. À titre de comparaison, le Trou du diable à Shawi est à 1200 HL mais prévois quadrupler sa production d’ici les prochaines années. Le Trou du diable et Beau’s ont collaboré sur une bière d’été à la mangue, une bière très bonne et qui laisserait difficilement deviner qu’elle est à la mangue tant c’est subtil.

Ils fêtaient leur deuxième anniversaire ce jour là et on se joint brièvement aux brasseurs après avoir fait un tour de la brasserie en buvant avec une employée pompette.

Avec quelques bières en bouteille, un verre et un ouvre bouteille achetés, on repart vers Ottawa et restons dans le même ordre d’idée en allant à Brasseurs du temps à Gatineau après être passé par Ottawa pour constater que les festivités n’étaient pas encore amorcées.


Une horloge de dégustation s’impose.


Ambiance-o-matic.

Le musée de la bière n’était pas à 100% ouvert à notre dernière visite je pense alors on en profite pour enfin faire le tour.


Hé, c’est assez intéressant de voir que Gatineau c’était la ville du vice quand la prohibition était en vigueur en Ontario mais pas au Québec. On a bien passé 40 minutes dans le musée à siroter leur Scotch Ale.

On passe voir le festival de musique Escapade comme des ninjas.

Ça sentait la sueur même de l’autre bord des clôtures.

Le centre-ville est plein de fêtards mais comme il est déjà prêt d’1hAM et que le last call est avant 2hAM on ne fait que déambuler sans entrer dans un aucun club ou bar. On ne voit personne d’aussi trash que mon champion aux sandales mais c’est assez proche.


Camping de char… pour le plaisir, pas par budget. Quoique, ça aide.

Ça y est. C’est la fête du Canada et les espions Québécois sont prêt à juger du party qui va lever ou pas pour l’occasion. Au fur et à mesure où on s’approche du parlement, tous les gens sont habillés en rouge jusqu’au point où nous sommes pratiquement les seuls à ne pas avoir quelconque accessoire Canadien sur nous. On déjeune à la microbrasserie Mill Street où ils tiennent un BBQ du jour du Canada avec bands live, beergarden et animation jusqu’aux petites heures.


L’endroit est assez impressionnant étant donné la superficie qu’ils ont, la proximité d’un canal et le building de 140 ans qui est un ancien moulin.

On marche vers le lieu du Jazzfest qui finissait la veille en attendant de se réanimer pour faire place au tristement célèbre Bluesfest d’Ottawa.

On remarque un jet fighter dans la vitre d’un musée et nous réalisons que tout c’est le musée de la guerre. Gratuit pour la journée du Canada !


Allons en guerre.


Guerrection.

Même en allant très vite ça peut bien prendre 2 heures au minimum faire le musée.


J’essaye de ne pas piler sur une mine.

J’ai beaucoup aimé la présentation. C’est sûr qu’il y a ton un peu glorificateur de la guerre avec les emphases sur : le Canada a sauvé tel pays, le Canada est fantastique ici, le Canada a balancé le pouvoir là bas, etc.. Après tout ça ne s’appelle pas le musée de l’introspection relative à la nature humaine et de la réflexion sur les horreurs de la guerre. Quoique, c’est un peu le travail de l’impressionnant Regeneration Hall et des statues qui dégagent la souffrance et la mort.

On constate évidemment une absence de critique de la conscription obligatoire qui avait été contestée fortement au Québec mais pas au RestOfCanada. Le passage sur la crise d’octobre est aussi un peu malaisant à l’heure où des rumeurs d’intervention militaire, non fondées finalement, planaient sur la crise étudiante. Après 3 heures de visite, la tristesse de la guerre est rendue bien implantée et on se sauve en esquivant l’esposition temporaire sur la mythique guerre de 1812. Comme l’article le mentionne, 28 millions de dollars sont dépensés cette année par Harper pour la commémoration de cette guerre. En tout cas, le musée a coûté au dessus de 130 millions mais, à leur avantage, tu le sens ; ça n’a pas l’air cheap et l’information est bien présentée. Voir une cinquantaine de chars d’assaut dans la même pièce c’est un peu de la porno militaire.


James?


AK-47 lovin’.


M-16 lovin’


Hitler lovin’

La ville est pleine de rouge.



Si ça serait à Montréal, l’anti-émeute serait probablement à frapper dans ces braves gens. /joke facile

À Montréal, je suis bien d’accord que le contexte historique de la fête du Canada n’a jamais aidé à ce que ça lève. On fête par exemple bien plus l’Irlande que le Canada. Avec un nom comme « C’est la fête », les célébrations récentes au vieux port ne mentionnent même pas directement que c’est la fête du Canada. Les fédéralistes ne sortent pas non plus dans les rues pour crier à quel point ils aiment la reine. À Ottawa ils peuvent se lâcher lousse et, bonus, on a vu personne crier son amour à la reine. C’est juste un cliché pratique.



Terrasses pleines.


ROUGE!


ROUGE!!


ROUGE!!!


Mistress Barbara ouvrait le bal à plein d’artistes que c’était la première et dernière fois que je voyais en spectacle ; Marie-Mai, Simple Plan, Rock Voisine, Jully Black, Donny Parenteau.

Et à la fin, satisfait d’avoir vu live ces artistes hors de ma zone de confort, il y avait :

Feist, pis ça j’aime bien pour vrai.


On se chicane pas mal mais happy birthday pareil dude.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *