
08.29.10
Ajouté dans Aléatoire, Vidéo, Voyage à 20:09 par admin

Vidéo de la fin de semaine sur Youtube.
Qu’est-ce qui peut arriver de tragicomique après une merveilleuse fin de semaine dans le bois à faire près de 35km de canot-camping avec un bon 3km de portage?

On peut supposer qu’en finissant le trajet on se met à avoir un peu plus froid étant donné que ça fait 2 jours qu’il nous pleut sur la tête par intermittence mais que c’est pas si grave parce qu’il reste seulement 2km à faire à pied pour aller chercher les chars. Disons que 3 conducteurs partent mais que conducteur 1 a des plaies ouvertes sur les pieds et ça frotte tellement dans les souliers que ça devient pénible pas pire. Disons aussi que conducteur 2 fout le char d’une autre personne dans un fossé assez creux pour pas pouvoir le sortir avec le pickup du garde forestier. Disons que la dépanneuse n’arrive que beaucoup plus tard. Continuons à faire des suppositions avec le pare-choc avant qui s’arrache en sortant le char du trou mais que la voiture roule par chance et on peut attacher son bumper et partir avec plusieurs heures de retard. Ça serait drôle que conducteur 3 pogne une contravention de 230$, et que le restaurant qui était notre point de rendez-vous pour enfin manger quelque chose soit fermé, et que le McDo l’autre bord de la rue soit victime d’une panne de système empèchant toute transaction et qu’il n’y ait rien d’autre de proche pour combler notre faim dans ce coin de pays. Mettons qu’après la bouffe la chose qu’on voulait le plus c’est prendre une douche chaude et qu’en revenant chez moi le chauffe-eau ne marchait pas.


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08.27.10
Ajouté dans Érotique, Photo, Sorties, Vidéo, Voyage à 19:29 par admin

6-7-8 août à Hampton Beach. L’eau, qui était autour de 12 degrés la dernière fois (54 Fahrenheit), tournait bien plus autour de 18 degrés (66 Fahrenheit). J’ai utilisé pour la première vraie fois sous l’eau mon petit Kodak Playsport.
Résultat sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=GRn3_I2pc0k




Parce que les petites caméras sous marine, ça sert à ça.

Dans le même ordre d’idée, hier je suis finalement allé voir The Ultimate Wave – Tahiti 3D
http://www.montrealsciencecentre.com/imax-en/the-ultimate-wave-tahiti-3d.html
C’est complètement hallucinant et ça vaut entièrement la peine, en plus qu’il y a plein de Québécois au générique.
Ça vient avec un making-of disponible sur Youtube. Bonuuuuuus.
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08.26.10
Ajouté dans Vidéo à 15:59 par admin
Pour faire immédiatement suite au post du même nom, voici un reportage vraiment intéressant qui décrit pas mal le phénomène de vouloir/pouvoir faire un gros film de monstre qui se tappe une distribution cinéma majeure avec une caméra standard et 15000$ de budget.

http://www.slashfilm.com/2010/06/03/how-gareth-edwards-shot-monsters-on-an-incredibly-low-budget/
La bande annonce de Monsters et d’autres explications sont ici.
http://www.slashfilm.com/2010/07/24/movie-trailer-gareth-edwards-monsters/
Honnêtement, je ne peux pas dire que la bande annonce m’avait séduite à cause d’un feeling de déjà-vu jusqu’à ce que je sache l’histoire de production derrière le film et les nuances apportées au genre de film. C’est l’archetype du gars dans sa cave qui fait trop d’effets spéciaux. Là j’ai un gros gros hype disons.
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08.24.10
Ajouté dans Job, Jokes, Vidéo à 13:52 par admin
Pour le compte d’Atelier V j’ai eu l’occasion de faire des effets spéciaux sur une séquence d’environ 40 secondes et de la retouche sur une cinquantaine de plans du film Fubar 2.
Mais on s’en sacre de ces détails là…
PARCE QUE LA BANDE ANNONCE EST SORTIE!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=WYn3TUmpKO8
Le TIFF, qui présente le film en première le 9 septembre pour le Midnight Madness, a posté un clip de la délirante scène de party.
http://www.youtube.com/watch?v=yMYAXac2n1E

Explosion, explosion, logo qui explose, explosion, explosion, guitare qui vole dans l’écran en feu en explosant.
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08.23.10
Ajouté dans Job, Vidéo à 17:11 par admin
J’étais au Kino Kabaret à Trois-Rivières en fin de semaine (bein, l’autre avant en fait) pour faire 2 films et être cameraman sur 2 autres et j’ai eu un choc en voyant le nombre de caméras DSLR utilisées. J’avais moi même fait ma petite recherche plus tôt cet été et j’avais arrêté mon choix sur une Canon T2i, soucieux de ne pas dépenser trop sur une grosse caméra Panasonic comme je voulais initialement et comme je me suis habitué avec ma sexy et vieille Panasonic DVX100. Mon choix était éclairé dans le sens où je savais quels compromis technique je faisais en prenant un petit appareil photo comme nouvelle caméra pour mes courts métrages rapides.
Mais bordel que l’image torche même quand tu filmes n’importe quoi.
WOW, cette bouze a un look terrible!
Pour autant qu’on a dit que la démocratisation de la vidéo et du film s’est produite il y a environ une décénnie avec l’avènement du MiniDV et du montage numérique accessible, je trouve qu’avec des appareils photo/vidéo comme la Canon 7D/T2i, la Panasonic GH1, la Nikon D3000 et les autres du même genre on assiste à la démocratisation de l’image HD d’une grande qualité. Avec un appareil à 900$, c’est possible de sortir une vidéo d’allure exceptionnelle en 1080p/24fps avec une profondeur de champ comparable à de la production cinéma et c’est très excitant, sans parler de ralentis fluides à l’aide de vidéo tournée en 60fps. Il y a quelques années, je voyais plein de réalisateurs qui jubilaient à l’idée de tourner en format 2K et en 4K avec la caméra Red, beaucoup plus abordable que tout ce qui se faisait dans le genre et maintenant nous sommes au point où images de la Red et images d’un appareil photo à 900$ peuvent (en principe) se cotoyer sans que l’auditoire moyen puisse voir la différence, comme en témoigne ce vidéo.
http://www.vimeo.com/5981422
Bien que quelques professionnels et les puristes auront raison de dire que rien ne remplace une pellicule 35mm ou une Red bien équipée en lentilles et que les clients réagiront toujours plus positivement à de l’équipement plus gros donc qui a l’air plus couteux même au résultat environ égal, force est de constater qu’avec une qualité visuelle aussi facilement atteignable c’est l’imagination et le traitement qui fait encore une fois toute la différence (ça et avoir une bonne prise de son indépendante, être capable de traiter le matériel en post-prod, avoir des bons acteurs, avoir une bonne équipe, avoir les codecs, avoir un bon I/O sur ta machine, avoir le temps…)
Oh.
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08.17.10
Ajouté dans Job, Vidéo à 12:43 par admin
Patrick Péris et Edouard Reinach ont enrobé la première du film Bug au Laika des 5 films de démonstration du concours pour lequel Bug a été fait.
Profitez de cette super playlist ici : http://www.youtube.com/philipscinema
et le film en vedette, Bug.

http://www.youtube.com/watch?v=0hqNSjiwfww
Dommage qu’il y ait sur les 5 films démo une maudite TV comme interface qui nous prive de plus que la moitié de la superficie vidéo. Quel très mauvais concept…
Il est bien de constater que Bug tient très bien la route visuellement avec un look épuré et maitrisé et une trame son impressionnante. Le film a aussi la qualité de ne pas proposer un style ou un thème similaire aux 5 autres films.
Page Facebook et détails du concours ici.
Rappel égocentrique : J’ai fait les effets spéciaux de vue de l’ordinateur. Hehe.
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08.14.10
Ajouté dans Aléatoire, Voyage à 2:49 par admin
On a essayé un petit resto bien spécial à Notre Dame de Montauban.

- Belle expérience de manger des fleurs en entrée et en avoir à manger avec le reste.
- Toute la famille est réunie pour cuisiner ensemble tout près d’où on mange.
- Toutes les crudités viennent du jardin en bas du resto et dans la table d’hôte ça en fait pas mal.
- Le chef vient prendre un verre avec toi quand il a un petit temps libre (et continue à boire toute la soirée je pense)
- Le resto est super sympathique et sur le bord de l’eau.


Page Facebook avec des meilleures photos
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08.10.10
Ajouté dans Culture pop, Musique, Photo, Sorties, Vidéo à 20:54 par admin
Silver Mount Zion le vendredi 4 juin. Complètement envoutant pour ma deuxième fois en show, je ne me tannerais pas pour une 3eme et 4eme fois. Il faisait au moins 40 au Ukrainian Federation et avec la musique c’était presque rendu cochon. Sérieux.
Mutek.
Les 6 à 8 gratuits c’est une super initiative et ça permet de relaxer après le travail dans une salle sombre. Comme c’est difficile de parler de musique ambiante à part sur-utiliser les mots planant ou envoutant (voir en haut) je vais m’en tenir à dire que Le Golden gratuit sur la place des Festivals c’était excellent. Le kit d’éclairage était impressionnant et la vidéographie sur divers niveaux d’écrans géants qui a suivi pour Señor Coconut était encore plus impressionnante. Par contre la musique de Señor Coconut l’était beaucoup moins pour moi. La pluie et le froid de cette journée là s’adaptant plus difficilement au côté pop estival. Ça a dû coûter une fortune ce show là pour une foule pas très énorme, en plus que c’était affiché partout dans la ville. Fallait bien quelqu’un pour ouvrir le bal des festivals pendant une température de cul. Entières félicitations tout de même.

Il y avait un mois de programmation éclatée au Suoni per il popolo
Un lundi soir 7 juin au départ ordinaire, je rejoins Iphy et je me tappe le trio bouffe de la Casa del popolo pour ensuite m’attaquer à FORMAT FUCKER, une soirée avec Jonathan Parant (K.A.N.T.N.A.G.A.N.O., Fly Pan Am), Bobo « Bonaparte » Boutin (Les Georges Leningrad), Dominique Pétrin (Les Georges Leningrad) and Georges Rebboh (Pac Pac), J.S. Truchy (Fly Pan Am), Dominique Sirois et Alain Lefèvre.
The entertainment industry makes cultural products. People go see shows after reading about them in a newspaper… Sound, paper, light, special effects, foul smells, eroticism and other nothings. Critics: come one, come all!
Les anciens Les Georges Leningrad me faisaient imaginer une soirée spéciale, mais la description et surtout l’appel aux critiques donnait l’impression que :
- C’était pour être un show complètement trash et inoubliable
OU
- C’était pour être chaotique et vraiment pas accessible. Un gros “dans vos faces le public qui s’attend à un show”.
C’était 4 performances pleines de malaises et d’ajustements. J’ai vu des enfants déguisés participer à un rituel gore, beaucoup de bernaches en loop mixé à un ninja couché sous une toile et qui joue du poisson, une danse tribale dans un magnifique rideau fait de bandes de papier peint à la main et un show de noise agressif derrière une toile d’armée. J’ai adoré, malgré plusieurs détails qui auraient pu être ajustés pour plus de plaisir même si le plaisir ne faisait pas partie du concept de base. Un groupe de noise qui se cache à moitié et qui nous laisse à peine voir leurs instruments artisanaux, ça enlève plus que la moitié de la performance tant qu’à moi. Quoique quand tu commences ton show en tirant une grenade en métal dans la foule, t’es pardonné de bein des affaires.
Le Théatre Rialto accueillait The Luyas, The Hoof & The Heel et Avec Pas D’Casque en même temps que le spectacle de Arcade Fire gratuit à Longueuil le mercredi 9 juin.

De la bonne musique smooth devant un public souvent bruyant. Avec Pas D’Casque ont réussi à me séduire pour la première fois. Un super vidéo de The Luyas live à cette soirée tourné avec la Canon 5D. 8$ pour une bière? Coudon, est-ce qu’on est au Centre Bell?
En revenant, la fontaine sur Prince-Arthur faisait un foam-party.

Les Francos, Nuit blanche sur tableau noir et Fringe après le saut.
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08.09.10
Ajouté dans Aléatoire à 9:51 par admin
Teaser du film

Ce soir c’est la première de BUG, un court-métrage réalisé dans le cadre du concours international “parallel lines” organisé par Philips et parrainé par Ridley Scott.
Le but du concours: le script doit contenir les 6 lignes suivantes (ni plus, ni moins) et doit respecter une longueur maximale de 3 minutes:
- What is that?
- It’s a unicorn
- Never seen one up close before
- Beautiful
- Get away, get away
- I’m sorry
Je vais évidemment y être ayant fait quelques effets spéciaux sur ce film réalisé par Patrick Péris & Edouard Reinach.
19:00 – 21:00 au Laïka.
4040 Boulevard St-Laurent, Montreal
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08.06.10
Ajouté dans Photo, Sorties, Voyage à 1:00 par admin
Vendredi 25 juin, samedi 26 juin et dimanche 27 juin.
Impression initiale :
Aucune idée de où on va mais je sais d’avance que je vais surfer, que les vagues seront petites (ou absentes) et que l’eau sera à 53-58 fahrenheit.


Déroulement :
Avec une arrivée au camping le vendredi soir à minuit. On place la tente et on dort. Le reste y est allé tout seul.
Un réveil tôt.

Location d’équipement au surf shop. De la plage toute la journée.

Du surf de 16h à 18h pendant les seules vagues.



Un souper au Applebees.

Et une virée au centre-ville en fin de soirée en truck d’armée.

Truc le plus impressionnant :
Le concours de château de sable




Truc le plus poche : Le bouchon de circulation qui passe à travers la ville de North Hampton au complet et ça semble être matin, midi et soir. Le stationnement payant fait la longueur de la ville et de la plage au complet dans le secteur touristique.
Truc le plus étrange :
Ne plus sentir ses pieds après 15 minutes dans l’eau froide.
Truc le plus familier :
L’odeur des toilettes au camping.
Mésaventure louche : Mettre de l’argent dans une arcade merdique pour gagner plus d’argent, vaincre la machine et gagner plus d’arge… non, recevoir des coupons étranges qui ne servent qu’à échanger contre des prix. Recevoir une bague de plastique qui vaut 5 cents versus avoir théoriquement gagné 1$.

Longer la côte pour se rendre au centre-ville mais rester pogné dans un paquet de roches et être obligé de passer sur un terrain privé pour pas avoir à traverser un bout d’océan tout habillé.
Impression finale : Un beau petit coin pour apprécier la plage, jouer au touriste et manger des fruits de mer. J’y retourne en fin de semaine!
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08.05.10
Ajouté dans Aléatoire, Engagé, Vidéo à 1:15 par admin
Le prix du public est sorti sur le site de Fantasia quelque part il y a deux semaines.
Fantasia 2010. Prix du public.
Meilleur film européen, nord-américain ou sud-américain
Gold – A Serbian Film (Serbie/Serbia)
Page sur le site du festival Fantasia
Nous tenons à vous avertir : voici l’un des films les plus perturbants que vous verrez dans votre vie. Cet avertissement est sérieux. Ce film vous niquera les sens, violera votre âme. Vous êtes prévenus.
Après une dizaine d’avertissements dans le même genre provenant de critiques qui ont vu le film à South-By-Southwest c’est donc grandement préparés que plusieurs Montréalais, incluant moi, ont pu affronter le film à Fantasia. Inutile de dire que cette préparation, additionnée à la lecture d’éléments des scènes les plus horrifiantes pour mieux savoir dans quel sorte de bad-trip on se lance, n’est pas assez pour rendre l’expérience tolérable et ce même pour les plus endurcis de films comme Hostel et tous les films du genre. En se faisant raconter des passages du film, ce qui pourrait arriver c’est que quelqu’un pourrait immédiatement se dire que ce n’est pas un film pour lui et il aurait probablement raison. Pour moi qui n’est pas spécialement un fan de films d’horreur et encore moins de films de torture, comme Hostel et Hostel 2 que je me suis fait un plaisir de ne PAS regarder, tout en étant très capable de tolérer les pires scènes de sang, c’est surtout le côté novateur de Serbian Film qui m’intéressait.
Harry, de aintitcoolnews.com
SERBIAN FILM is a brilliant movie. The very best film that I saw at SXSW 2010.
Il s’est aussi fait traiter de tous les noms dans les commentaires du bas de la page pour avoir aimé le film.
Quand je repense à ce que j’ai vu avec ce film je suis encore sous le choc. Ce n’est pas simplement ce que l’on y voit est si répulsif que j’aurais de la difficulté à décrire quelques scènes ici mais c’est surtout que le film nous fait d’abord lentement entrer dans son univers à travers des personnages spéciaux mais crédibles et attachants pour ensuite nous transporter rapidement en enfer avec eux. Et en enfer ça dégringole toujours plus loin même au moment qu’on pense que ça ne peux pas pire aller. Je n’ai pas de meilleur mot ou de meilleure notion que l’enfer pour décrire ce qu’on vit dans la deuxième moitié du film quand Milos l’ancien acteur porno accepte finalement un dernier contrat dans le film pornographique au scénario secret. On part dans tout ce qu’il a de plus sombre et tordu de l’humanité où la mort serait de loin mieux pour plusieurs personnages. Sans révéler de punch, on assiste surtout à une inoublablement triste destruction d’un noyau familial que le réalisateur prend bien soin de nous présenter au début. L’auteur du film justifie cette surdose de sexe+violence inouie en nous parlant du baggage historique de la Serbie. En résumé et adapté avec mes mots de plusieurs articles et des deux longues entrevues qu’il a accordé pour Tears for sale et A Serbian film :
- Quand tu nais en Serbie, le système te fourre dès la naissance et tu deviens toi même un fourreur, donc t’es fourré pour la vie. Le film c’est pas mal l’incarnation de ça… mais pas au sens figuré malheureusement.
- Quand t’es un peuple constamment en guerre, c’est des cicatrices qui restent et le passé prend une telle importance que tu passes ta vie à respecter l’héritage des anciens sans pouvoir t’en sortir. Idem pour le fait que t’es toujours en train de te préparer pour la prochaine guerre même en temps de paix.
- Les sacres serbes sont originaux, immondes mais ont un petit quelque chose de poétique.
Serem ti na dedu na samrti! I shit on your grandpa while he’s dying!. On s’entend tu pour dire que c’est un sacre méchant et drôle mais, dans ma tête d’occidental qui n’a heureusement jamais vu la guerre, c’est pas le genre de chose qui arrive dans la vie. A Serbian Film, sans reproduire cet exemple précis, accomplit plusieurs de ces sacres qui sont immondes mais comme c’est réel c’est pas mal moins comique.
- Le gouvernement ne subventionne que la culture qui entretient le misérabilisme et donc qui rappelle la guerre, les disparus, l’héritage et couperait les ailes de ceux qui veulent faire évoluer la Serbie culturellement.
- C’est ancré dans l’imaginaire que dans la vie il n’y a que 1. Les victimes 2. Ceux qui profitent des victimes et qui aiment ça.

L’image la plus gentille que j’ai pu trouver.
Même si certains bloggueurs trouvent que ce sont de fausses excuses pour repousser les limites du mauvais goût et qu’à la limite je suis d’accord, je suis forcé de constater que dans les meurs il y a réellement une différence. L’auteur parle donc que son film est un vrai film de guerre et il a raison dans le sens où les atrocités qu’on peut y voir ne sont pas si irréalistes quand on considère l’histoire des guerres et les pires histoires actuelles de génocide, du Rwanda, la Bosnie, les viols chez Halliburton en Iraq, les Haïtiennes mineures qui se prostituent pour des coupons de nourriture après le tremblement de terre, Guantanamo, tout ce qu’on sait déjà, tout ce qu’on ne sait pas encore, tout ce qu’il reste encore. Pour autant qu’un film comme Saving private Ryan nous approche de la mort en nous plaçant près des personnages dans des champs de bataille on a pas le choix de voir la guerre comme un drame humain qui est un mouvement de masse et dans lequel tout le monde est pris à ce moment là dans le temps. Dans A Serbian Film c’est pas le feeling qui en ressort, c’est vraiment comme la pourriture de l’humanité en film, version intime et sans raison autre que le divertissement de certains personnages du film. Une grosse giclée d’acide au visage qui nous dit que ces choses existent probablement. C’est le film qui rappelle la vraie signification du mot horreur.
Fucked for life. … et même après.
Je parle avec passion ici du film et de son potentiel sens mais je n’ai aucune intention de terminer cette évacuation d’idées par une recommandation du film. D’avoir un bouton rewind dans ma tête je ne sais pas trop ce que je ferais. Du même coup, si quelqu’un écoute le film et le prend au premier degré, TANT MIEUX, il va juste mieux dormir pour une semaine.
Sur une note plus drôle (??). Des sacres serbes!!!
NSFW? Language vulgaire disons.
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08.02.10
Ajouté dans Aléatoire, Sorties, Voyage à 18:04 par admin
Ce n’est pas tant que j’aime devenir un cliché Montréalais qui n’aime pas Laval parce que c’est comique ou par réaction simple contre le symbole de la banlieue mais à chaque fois que je vais à Laval quelque chose devient bizarre et déplaisant. On peut dire que j’aime entretenir une relation malsaine avec Laval et que c’est probablement Laval qui ne m’aime pas et pas l’inverse. Juste pour vous dire, de notre road-trip aux États-Unis sans GPS à travers une dizaine de villes, le seul endroit où on s’est perdu c’est Laval pour aller chercher Valérie avant le vrai départ.
Avec un horaire commençant par les fêtes gourmandes au Centropolis Laval et la suite à Pierrefonds pour Celtfest je pensais avoir une excellente journée en perspective.
Les fêtes gourmandes
Après une crème glacée à l’étonnante Crèmerie Pineault (pas de sarcasme ici) on se lance en direction du Centropolis sans esquiver les 30 lumières désynchronisées du laid boulevard Le Corbusier. Enfin arrivé au site des Fêtes gourmandes, le guichet automatique de l’entrée est vide et nous n’avons pas assez d’argent sur nous pour régler l’entrée de 8$ qui ne donne qu’accès au site. Plusieurs personnes sont dans la même situation et nous nous disperçons tels des zombies désorientés. Le guichet du Cineplex Colossus Laval étant fermé aussi c’est après une longue marche qu’on trouve un guichet. On en profite pour entrer à Sky Venture. Amusant.
On paye le 8$ pour notre accès à ce site enchanteur sur… le bord d’un autoroute, à côté d’un quartier commercial qui est l’apothéose de l’impersonnel et du stérile, dans un stationnement sur du gravier qui se transforme en brouillard de suine dès qu’on y pose les pieds. Je suis déjà conquis.


Comme je meurs de faim on en profite pour acheter saucisson minuscule au phoque mais comme ça revient à 2$ la bouchée, tout comme le crocodile, le serpent, le kangourou et autres viandes en trop petite portion pour mon appétit et déjà goûtés aux mêmes kiosques dans d’autres festivals, je me rabas finalement sur la sélection de bière au volet du Festival des Bières du Monde.
Une publicité massive, dotée d’un budget de plus de 350 000$, est mise en place pour positionner le Festival des Bières du Monde de Laval comme un événement touristique international.
Alchimiste, Brouhaha, Brasseurs de Mtl, AMB, les 3 Brasseurs, Saint-Arnould… d’excellente bières, certes, mais une mince sélection comparé à ce qu’on est habitué avec un certain autre festival, poussière, coût d’entrée et autoroute en moins. On ne peut pas dire que les bières importées vendues à la SAQ sont des produits uniques non plus surtout quand elles sont vendue au triple du prix de la SAQ en équivalence de billets. La formule du verre à bière promo à 8$ et des billets de consommation est la même qu’au Mondial de la bière, sauf que les billets étaient à 1.25$ au lieu de 1$ et le verre est vraiment moins beau. Ça change la manière de calculer quand vient le temps d’essayer des bières à 5-7 billets. Mon kiosque préféré pour ce festival : Saint-Arnould avec sa bière au rhum et son édition limitée de Lime-Mortel toutes à 3 coupons. AMB laissait aussi partir ses bonnes bières Premium comme la Champenoise à 3 coupons au lieu de 5 au Mondial de la bière.
La grosse exclusivité de cette édition c’était Dinner in the sky. Pour plus de 250 dollars, tu peux diner dans les airs pour apprécier une magnifique vue donnant sur :
- L’autoroute 15.
- L’échangeur de l’autoroute vers la 148.
- Le stationnement gigantesque du cinéma.
- La grue qui te lève.
- La soucoupe du Colosuce.
- La poussière que les gens produisent au sol.
- L’autoroute 15. Encore.

Pour vous donner une idée Dominic Arpin a une capsule sur son expérience de “Dinner in the sky” sur son blog. Le plus drôle c’est son vertige mais fuck that parce qu’ON PEUT APERÇEVOIR L’AUTOROUTE 15!!! IN-CRO-A-Y-A-BLELB.
Celtfest
La première édition de Celtfest était très (très) calme. Nous sommes arrivés en fin de journée donc nous avons malheureusement pris la décision de ne pas entrer sur le site alors qu’on pouvait voir le spectacle et l’ambiance (ou le manque de) plus loin assis dans un skate park pour quelques minutes. Pas de gars en kilt trop saoul, pas foule dansante. Petit rassemblement sympatique et bonne musique. 
15 minutes s’écoulent et notre faim monstre nous convaint d’aller au Taco Bell / PFK pour rire. J’ai pris ce truc.
BOX MASTER!
En passant, conseillez moi donc des bons spots à Laval question que je mette fin à ma “curse”.
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