05.01.13
Bande annonce de Kino ce vendredi
Je suis trop occupé, c’est Jules Saulnier qui l’a fait cette fois ci : https://vimeo.com/65148437
Justement, Jules et moi seront à nos laptops pour organiser et projeter la soirée. C’est un rendez-vous.
Je ne sais toujours pas de quoi ça va parler. Après 7 ans.

Je suis trop occupé, c’est Jules Saulnier qui l’a fait cette fois ci : https://vimeo.com/65148437
Justement, Jules et moi seront à nos laptops pour organiser et projeter la soirée. C’est un rendez-vous.
Pour une première virée en Abitibi le scénario était idéal ; logé et nourri dans un festival de film, avec des amis, avec une voiture de courtoisie et dans le but de produire un court métrage. Une conduite qui m’a apparue moins longue qu’elle était en réalité nous a fait passer par Mont-Laurier, où j’ai mangé une poutine d’épicerie et où Charles-Louis se régalais des gens pas très jolis. À Val d’or, on a pu voir ce que ça faisait quand tu foutais un cratère lunaire géant dans le milieu d’une ville. À Malartic, on a pu voir le mur de gazon comique qui sert à ne pas voir la mine géante qui a fait que 1/3 de la ville a été déplacée.

Fallait bien venir dans le nord pour réaliser que la première neige c’était déjà chose du passé par ici.
Nous prenons possession de nos chambres. Le lendemain c’est déjà le rendez-vous de production. Nous sommes le vendredi 28 octobre 2011 et une vingtaine (gros gros max) d’acteurs/réalisateurs/pas trop sûr d’être quoi. Il faut comprendre que le concept de Kino Kabaret à ce moment là n’était peut-être pas très précis pour tout le monde. Pour nous, délégation Montréalaise, c’est clair que nous devions tous nous démener pour livrer un film pour la projection et d’aider tout le monde du même coup, c’est notre engagement. On a créé un choc en disant a certains, hésitants à faire un film, que oui on est là pour tous faire des films. On doit remplir la soirée de dimanche 30 octobre avec des courts métrages ; un max de films, et un max de qualité. Ça donne peu de temps. En exposant mes idées, je me rends compte que seulement une tient la route ; celle d’exploiter le déménagement des habitants de Malartic avec un court absurde sur le sujet. Je mijote sur l’idée.
Vendredi 28 octobre 2011. Midi.
Pour s’inspirer pour des films improvisés, la référence à Rouyn c’est à la Ressourcerie Bernard-Hamel que ça se passe. Du stock louche, il y en a. Du linge, il y en a. De la déco, il y en a. J’achète un casque, j’achète un dossard de gars de la construction et deux décorations de Noël assez grosses. Mon idée se précise alors que je me dis que j’aurai un personnage qui vient démolir une maison alors que l’habitant de la maison n’a aucune idée que sa maison est pour être détruite.

Le décor impressionnant en face du magasin.

Simon a des oreilles de lapin. Aucune idée dans quel film ça a été utilisé. Celui de Catherine?
Vendredi 28 octobre 2011. 15h00.
La fourmilière est bien en marche.


17h00
On pogne le van et on part en repérage. Je prends des photos de pelle mécanique et Simon cherche son décor lunaire. Il y a souvent des débris non désirés dans les plans.


C’est pas si concluant étant donné que nous n’avons pas l’éclairage de nuit pour tester son film mais au moins on connait les petits coins qui ont du potentiel.
La soirée est dépensée à travailler à gauche et à droite et voir comment ça roule pour tout le monde.

Team Montréal reste au Kinolab.

OVNIS en devenir sur le plancher pour le film de Charles-Louis.

OVNIS en devenir sur le côté de l’hôtel.

La peinture argentée qui ne sèche jamais sur le plastique mou des OVNIS.
Minuit
Faut trouver un vrai de vrai lieu de tournage pour le film Cosmika de Simon Beaupré.


Ça a un sale look.

Mais le vrai spot c’est ici. Bonjour la lune.
On passe voir Lawrence. Son film prend vie.

Et j’ai de la protection devant ma chambre.

Samedi 29 octobre 2011. 07h00.
Je me lève ce matin là avec l’espoir de trouver une pelle mécanique pour mon tournage. Quelques appels, quelques contacts, mais personne ne peut m’aider. Et au moment où j’aurais été prêt à mettre un peu d’argent pour louer la machinerie lourde j’ai affronté le fait que ces commerces sont fermés la fin de semaine. Je me lance à l’aveugle devant la maison de Jonathan Foucault, le gars qui avait tellement de ressources sur ce shoot là qu’il est automatiquement devenu directeur de production, et me rend compte immédiatement que les voisins refont leur toit. À chaque 3 minutes, une compresseuse fait un bruit monstre d’une durée de 1 à 2 minutes. Le reste du temps, il y a des bruits de fusil à clou dans la toiture. On entend tout ça dans le film et nous devions interrompre les prises dès que la compresseuse, ou qu’importe ce que c’était, lâchait son vacarme dans le voisinage. Pas idéal mais nous n’avons pas le choix. Le tournage à ce premier lieu se passe bien considérant que le dialogue n’existait que sous forme de phrases clés sur un post-it et d’un fil conducteur. Le père de Jonathan interrompt jovialement le tournage pour nous parler de ce qu’il connaissait sur les déménagements miniers en Abitibi. Il dit que ça jouait très dur parfois pour te faire sortir de ta maison ; c’est pas mal le sujet de mon film.
Le deuxième lieu est aussi inconnu, c’est Jonathan Foucault qui s’occupe de ça aussi. C’est le sous-sol terreux d’un bloc appartement dans lequel il y avait déjà eu un dégât d’égouts étouffé avec de la chaux.

Ça c’est plus complexe, j’étalle mes bébelles de Dollarama partout et j’établis les déplacements du personnage. On s’éclaire comme on peut et la poussière et le sable gagnent sur tous nos mouvements et sur tout mon équipement. Ma lentille 50mm faisait un beau bruit de papier sablé quand je changeais le focus. Cette partie là aussi se déroule quand même assez bien et nous sortons au plus vite de ce trou. 6 heures de tournage en tout et c’est un wrap.
En soirée, je tombe cameraman sur la production de Martin Blais qui incarnait le personnage principal de mon film. Il me reconfirme que nous seront dans un party d’Halloween. En étant dans un party et en pouvant dire que j’ai fait quelque chose pour l’Halloween, ça faisait un équilibre de travail versus divertissement vraiment très cool.
Pour ce tournage là ça a été le froid l’ennemi principal des acteurs pour la scène de ruelle. Le résultat est ici : https://vimeo.com/31806729.

Notez que l’actrice n’a pas eu le temps d’enregistrer ses répliques pour le bar… et ça me fait rire à chaque fois. Kino. Il est passé 3h du matin.
Dimanche 30 octobre 2011 11h00
Je me lève et je commence tranquillement à faire mon montage et mes effets et ça dure jusqu’à la toute dernière seconde où il faut livrer nos films pour la représentation en soirée, et même là je squeeze des effets spéciaux pour 2 autres films. On arrive en catastrophe au Cabaret de la dernière chance et nous manquons quelques films, inquiétant probablement l’organisation du festival.

Le bar est plein, l’ambiance est super.
Je présente Unobtanium : Sur Vimeo
Sur STV
Mine de rien, notre apport au festival était génial. D’un Kabaret qui tenait avec des ficelles, j’pense qu’on a livré un maudit bon show.
Fin de soirée chez Morasse et son panneau qui dit “Meilleure poutine au monde”.

C’était une belle expérience, mais j’ai eu des frites beaucoup trop rôties et graissées.
Le lendemain, c’est le départ… et j’ai jamais trouvé le temps d’aller à la microbrasserie au Trèfle noir. Mais on prend le temps de s’arrêter un peu à Malartic…

On est peut-être pas supposé être là près de la mine. Hé bein.
Tsé des fois je présente un film. Des fois c’est un film pas pire pentoute. Pis après j’essaye de le soumettre à des festivals. Ça marche bien, ou ça marche moins bien. Des fois le film est juste pas majeur. 1 ou 2 ans après, je finis par le mettre sur Synaptic.tv.

Vendredi soir. C’est Sinusoïde. C’est mon petit préféré de la dernière année. Ça va être présente à Kino. Après le passage du film à Interfilm à Berlin au RVCQ et au FCVQ, j’ai même retapé la colo, refait des effets et coupé quelques frames. Je ne suis pas trop nerveux. Mais j’ai bien hâte de le présenter. Je suis content. Ça me ressemble. L’export final est en train de sortir pendant que j’écris ici. Pis la musique de Aliceffekt est juste malade. Mais anyway, c’t'un génie, c’pas compliqué. J’suis sûr qu’il code dans ses rêves.
Et pis voilà. Il y a un défi mensuel aussi. C’est un défi de film chorégraphique. Je m’étais lancé il y a 2 ans précisément dans cet espèce de tournage sur une montage de ski. Nous sommes arrivés à Gore à 2h de la fermeture avec des billets gratuits dans une saison presque terminée. Ça fait du tournage short and sweet ça. Le mois dernier. 2 ans après. Sans avoir réellement pensé à comment je ferais suite à ce tournage. La gang de Kino annonce le thème du défi que je n’avais pas entendu avant. Faute d’avoir été absent au meeting. Je flashe bein raide. 1+1. La suite de mon film à Gore c’est pour être une chorégraphie. Je call Simon Beaupré que je sais qu’il détient deux éléments dont j’ai absolument besoin. Je lui dis ce que je veux faire. La semaine d’après. Le 21 mars exactement, nous étions en train de suspendre Iphy après un plafond pour une chorégraphie rocambolesque. Ça passe vendredi à Kino. C’est déjà demain. C’est un défi chorégraphique. J’ai hâte aussi. J’ai l’impression que tous mes temps libres sont passés à finir ce film là qui a soudainement repris vie après 2 ans de rien du tout. Ça fitte dans le défi. Mon rendu n’est pas fini, je continue à jaser.

C’est un défi que Gaba a aussi relevé. C’est son premier Kino.

Une première projection de film publique. Mettons qu’elle fitte dans le thème avec son précédent clip. Iphy joue dedans. C’est traumatique. 12 minutes remaining à mon rendu. Je continue.
Jesse Malcolm Sweet présente un film. C’est un crisse de bon film. C’est en pellicule 16mm. Je suis brièvement dans le film. Je parle de moi et Iphy, c’est mon blog. Non?
Mais t’as des trucs de plein d’autres gens.
https://vimeo.com/63012621
Ça va être bon. Inégal. Spécial.
Mon rendu AFX est fini. Je balance ça dans Premiere et j’exporte. Dentiste demain 8hAM et après plein de merveilleuses choses secrètes (pas pour si longtemps) pour Ubi.
Après, c’est au Théatre Rialto à 8h30 pile.

Un petit ménage s’en vient.

Patinoire subtile.



J’ai une passion pour le Highline. J’ai aussi mon court métrage tourné là à finir. Ça va faire 2 ans que le film est sur les tablettes.

La section du Rail Yards pas encore développée.

Là où j’ai commandé un steak d’agneau et on m’a donné un agneau au complet. Après notre repas gargantuesque pour un prix peu élevé, nous regardions les autres clients analysant leurs assiettes tout aussi grosses avec un visage de fin du monde.

Samedi on a droit à une bière gratuite offerte par le brasseur Empire, sur place au Taproom 307 pour leur brunch spécial. 40 lignes de fûts de microbrasserie provenant de New York ou de l’état de New York sont aussi en vedette.
On agrémente le déjeuner avec ce sampler.

Ommegang. Duvel Rustica. Golden ale belge en collaboration avec Duvel. 93% sur ratebeer.
Shmaltz&Terrapin Reunion. Ale noire avec cacao, vanille et cannelle. 96% sur ratebeer.
Sixpoint 3Beans. Porter avec grains de cacao, de café et grains romano. 97% sur ratebeer.
Choklat, Southern Tier. Cacao liquide, en bière. 100% sur ratebeer.

Quand t’as plus de photos de bière et de bars que de photos de panorama.

Un restant de gloryhole. Juste en écrivant le mot “gloryhole” mon blog va faire 1000 hits de plus le mois prochain.
Beaucoup plus loin de là, le Rattle N Hum nous attendait avec son évènement de bières californiennes où au moins 27 des 40 lignes de fûts étaient des bières de 95% et plus sur ratebeer, mon baromètre de la fin de semaine au lieu de retranscrire mes commentaires pour chacune des bières.

De gauche à droite :
Oskar Blues Barrel Aged Old Chub (98%)
Sierra Nevada Bigfoot (99%)
Southern Tier Pumking (98%).
Ballast Point, Victory @ Sea avec grains de vanille, en cask (100%).
Iphy n’a pas vraiment aimé le côté tarte à la citrouille et au butterscotch de la Southern Tier Pumking. De mon côté j’ai adoré. En tout cas, avec celle là, la Southern Pecan et la Choklat, on a compris que les bières de Southern Tier qui ont les meilleurs notes sont celles où tombent dans l’excès.

Une déco qui laisse peu de doute sur la bière offerte sur place.

Avec nos ballons au musée de Houdini.

Nos amis les ballons qui nous ont suivi jusqu’au Meatpacking district pour visiter les galleries d’art.

Parce que les geeks de caméras connaissent en général B&H Photo Video. Réaliser que ça prend tout un bloc, à New York, ça rend soudainement la chose plus impressionnante.



Eataly, c’est gros. Marché/restaurants ultime de tout ce qui se fait de plus italien chic.
Ça inclus au 14ième étage sur le toit de l’édifice :

Là où, principalement, il y a des bières italiennes et 3 bières brassées sur place servies en cask.


À faire une fois dans sa vie quand on a du temps à NYC. Les repas ont l’air fantastiques.
En zappant le matin avec notre télé cablée qui marche à moitié et qui nous donne une quinzaine de postes, on tombe là dessus.

En tombant sur cette émission inconnue, on reste de longues minutes silencieux à essayer de comprendre si c’est la comédie catastrophiquement maladroite ou un commentaire social étrange ou juste, je sais pas trop, autre chose.
Un black-face. Vraiment ?
On ne comprend toujours pas l’intention et, pour oublier, on entreprend de se faire à déjeuner avec tous les ingrédients qu’on avait acheté la veille dans un marché trouvé en stationnant la voiture. Un bacon fumé abondamment et de grande qualité, un pain funky, un fromage de lait cru de l’état de New York, du fromage à la crème artisanal et des oeufs de chez les Amish était pour faire notre déjeuner.
L’appartement est quand même petit et j’ouvre un peu la fenêtre pour aider à l’aération des odeurs de bacon qui étaient pour venir. En testant notre système, on voit bien que la hotte de la cuisinière est intégrée au four à micro-ondes et reprojette l’air aspiré plus haut dans l’appartement. On se dit que la fumée doit au moins être filtrée, ou quelque chose du genre. Ça ne prend que quelques minutes pour que le détecteur de fumée crie en malade, laissant Iphy figée devant le bacon pas-si-fumant et moi, nu debout sur chaise, en train d’éventer le détecteur de fumée avec un drap sans que ça aide à quoi que ce soit. Voyant que je ne sers à rien pour essayer de tromper le détecteur de fumée avec mes grands coups de drap, pensant à une alerte incendie généralisée et pensant au 1000$ se débiter de ma carte de crédit, j’ordonne à Iphy d’ouvrir la fenêtre davantage. Pensant que la fenêtre ne s’ouvre pas comme dans les hôtels, elle décide plutôt de noyer le bacon d’une grande qualité dans une assez grande quantité d’eau. On finit par se comprendre et Iphy court jusqu’aux fenêtres les ouvrir, mais quand même inquiète que ma nudité soit vue de tous dans la rue avec un son d’alarme qui, justement, attirerait l’attention sur moi qui gesticule comme un possédé devant le détecteur de fumée. Le détecteur trop détecteur se calme enfin. Le très peu de fumée qu’il y avait est parti. Nos coeurs battent en fou et comme le froid a envahi l’appartement je me dis que la crise est passée et que je pourrais fermer la fenêtre. Je ferme la fenêtre et la fenêtre au complet sort de ses rails et me tombe sur la tête sans se briser.
“Une maison en légo” comme disait Iphy.


Le New Bowery Museum change les ardeurs mais qui me laisse un peu vide. De l’art contemporain qui m’allume presque toujours d’habitude, mais qui ne m’allume pas là.
S’en suit d’une longue marche de 2-3 heures.
Pour arriver au restaurant et microbrasserie 508.


Très bon souper, un peu cher mais délicieux, agrémenté d’une visite du brasseur pour nous demander notre avis sur les bières. La stout impériale prend en une semaine de vieillissement en baril beaucoup du goût du whisky, c’est la limite.
Marche marche marche.

The Stag’s Head est rempli à pleine capacité pour l’évènement pour Boulder, du Colorado. Un petit sampler de 4 bières ne nous enchantent pas plus qu’il faut. Notre dégustation était composée de : Une saison au miel très alcoolisée, la mojo risin’ double IPA mais qui prenait 10 minutes à servir tellement elle moussait, la Obovoid une stout à l’avoine sans rappeler celle de St-Ambroise mais en moins bonne et une autre qui m’échappe (Freshtracks wethops?). Le temps file et je dois me diriger vers ma projection au Anthology Film Archives.

Le compte à rebours est amorcé.
Je prends possession de mon badge de réalisateur et le public fait son entrée. On a tous pu apprécier un bon petit programme de films coquins. C’était parfois inégal mais j’ai bien aimé One Nightstand et mon préféré était Mouthful. Zucht und ordnung, sélectionné à la Berlinale, c’était vraiment drôle et spécial, mais j’ose pas en dire plus ici. Le synopsis c’est déjà beaucoup.

Petit Q&A. Séance de photo et on passait à la deuxième projection de la soirée, cette fois sous le signe du latex.
Cette projection là était, à mon humble avis, beaucoup plus inégale et ça allait beaucoup plus loin dans le monde du BDSM et du latex mais souvent au détriment de l’expertise audio/visuelle. Un drôle de voyage. Le film le plus “pop” c’était de loin Skinja. Clairement le genre de film qu’on verrait à Fantasia ou Spasm.
“You can’t spell assassin without ASS”.
Il est passé minuit et nous explorons le lower east side.
Après avoir mangé un bacon wrapped hot-dog avec de l’avocat et de la crème sûre au Crif Dogs. On passe devant un gars qui se met à nous jaser et je réalise qu’il prend sa pause cigarette devant le Proletariat, un micro bar de microbrasserie que j’avais vu dans un article du Timeout comme étant un des meilleurs nouveau bar de New York. Trouver sans chercher. Yesss.

Micro comme dans “pas gros”. La photo c’était après le close, quand nous sommes entrés, un simple groupe de 4 personnes c’était assez pour bloquer tout le corridor.

Il y a de très bonnes bières. Ça incluais le seul cask à n’avoir jamais existé de la black IPA au piment de Bronx Brewery. Un délice équilibré et piquant juste assez que même le barman ne pouvait s’arrêter de prendre.
Ça finit bien une soirée.
On réalise aussi que Ludlow, la rue où se trouve notre appartement, c’est un coin de nightlife vraiment intense.

L’aventure cette fois ci c’était du jeudi 28 février au dimanche 3 mars. J’avais Certifiée Biologique de présenté au festival CineKink.

Le New Jersey c’est toujours louche.
Là c’est le sprint dans le trafic pour prendre la clé de notre appartement dans un coin de la ville et aller ensuite en prendre possession dans le lower east side. Je signe à l’aveuglette un contrat disant que 1000$ sera facturé à ma carte de crédit en cas de n’importe quel pépin avec l’appartement et/ou du bruit après 19h. Je trouve ça rough en maudit et très débattable légalement mais il faut ce qu’il faut, je signe, je prends les clés et on pourra se débarrasser de la voiture pour passer un jeudi soir en aventuriers.

McSorley’s Old Ale House, la taverne qui se vante d’être la plus vieille à avoir continuellement été en opération de New York ; depuis 1854. On entre pour voir mais comme c’est la faim qui nous tenaille et non la soif, nous lançons le hasard et il tomba sur les pires Calzones qu’on a jamais mangé avec un fromage qui goûte le mastic et de la saucisse grise à l’intérieur.
Direction Brooklyn/Williamsburg, station Bedford, pour le d.b.a. qui est supposé d’avoir un évènement tap takeover avec 13 lignes de fût de Greenport Harbor Brewing et les brasseurs. Finalement c’est une erreur du guide du New York City Beer Week 2013 et tout ce qu’il y a en entrant c’est un band un peu pompette qui joue très fort. Oh oh oh, mais il reste 6 bières du The 7th Annual Williamsburg Cask Beer Festival.

On se claque de la Shmaltz Hebrew R.I.P.A. on Rye (Rye Whiskey Barrel Aged) (98%), de la Thornbridge Beadeca’s Well (91%) et de la Victory HopDevil (99%). C’est délicieux mais les bières en cask commençaient à avoir besoin d’être vidées.
En fût “normal” on essaye la Lagunitas Wilco Tango Foxtrot (WTF) Ale (97%) et la Ommegang Abbey Ale (99%).

C’est en écrivant ça en ce moment que je réalise qu’on avait une très belle sélection pour commencer. Pas que je doutais de la qualité de ce que je buvais (Ommegang, Lagunitas, Victory…) mais de là à dire que c’était toutes des bières de 90% et plus de rating sur Ratebeer il y a une limite. C’est même pas fini.
On marche vers Barcade Brooklyn. Pour le lancement de la Funky Jewbelation 2013 de la brasserie Shmaltz.

Paradis de la bière et des jeux d’arcade vintage.
Iphy prend la HeBrew Origin Pomegranate Ale une bière très sûre comme elle les aime ces temps ci et moi je commence avec la Geektoberfest 2010, une folie vieillie en tonneaux.
Geektoberfest is definitely not a traditional Oktoberfest beer. It is a blend of 7 different craft beers brewed at Shmaltz, Ithaca, and Captain Lawrence. The beer has been called the absolutely most expensive kitchen sink beer ever produced. The Captain Lawrence beer is a sour brown that was aged in port barrels for over 2 years. The beer from Ithaca is their nut brown ale that’s been aged in barrels that were previously used for Sam Adams Utopias. The beers from Shmaltz are 4 different years of Jewbelation as well as Rejewvenator and Human Blockhead.
C’est tellement hallucinant que la soirée continuera avec ces mix de fou avec la Jewbilation Fifteen (15% d’alcool), la Rejewvenator 2010 et la Vertical Jewbilation, un mélange des 7 ans de leur bière Jewbelation agé dans des tonneaux Sazerac 6 year rye whiskey. C’était complètement fou.

Un taxi plus loin, la soirée s’est terminée à jouer à la pétanque au Union Hall avec de la Bourbon County en face du Bierkraft qui avait un tap takeover the Brooklyn Brewery.



Suite demain avec le festival.
8 février 2013.

Creepy bonhomme en mapping.
À chaque fois que je vais à Québec, je passe du maudit bon temps. Ça a jamais adonné que je passe du temps au Carnaval de Québec un peu de la même manière que ça m’a pris du temps dans ma vie avant de pouvoir aller au festival Western de St-Tite pour finalement adorer ça. Ma seule connaissance du carnaval c’était Bonhomme qui mange des volées.
Notre arrivée tardive à Québec vendredi soir était le minimum de temps pour se trouver miraculeusement un stationnement et courir pour voir Lumocité.

Du beau madmapping et tous les clichés de destruction et reconstruction de bâtiments que le média impose jusqu’à maintenant.

Le Palais Montcalm qui reflète le -25 qu’on ressent à ce moment là avec un vent de fou.
On fly à Beauport pour prendre possession de notre hôtel, cadeau de la St-Valentin de la mère de Iphy pour nous deux.

Pas comme les auberges jeunesse qu’on a l’habitude de s’offrir.

C’est le gros party du Mardi Gras à la microbrasserie Archibald juste à côté. J’en profite pour goûter à l’Insoumise, nouvelle et dispo à la SAQ, et j’aime beaucoup. Une bière de soif bien houblonnée. Leur cream ale et du Sortilège ça rentrait au poste.

Ça réveille le matin ça.

L’hôtel de glace que j’avais bien hâte de voir pour le comparer à celui de Montréal.
J’avais prévu faire une virée de 3-4 jours au Saguenay pour le festival Regard sur le court métrage mais j’ai de belles tâches chez Ubisoft ici qui changent mes priorités dans mon horaire. Principalement, je n’ai pas réussi à loger ni Unobtanium, ni Sinusoïde au festival alors ce n’est que partie remise pour la visite du Saguenay. Avec Rimouski, Amqui et le Nord-du-Québec, c’est pas mal le secteur qui me reste à visiter au Québec même si j’ai fêté deux fois la St-Jean à Metabetchouan. J’ai hâte… parce que ça ne manque pas de microbrasseries non plus.
Hé, mais en marge du festival le 15 mars à 22:00 au Sous-bois à Chicoutimi j’ai toujours les mêmes deux films, Routine 2 et Dégâts d’eau, dans le programme Trailers 3.
Pas de ski encore dans ma saison ayant manqué la seule vraie grosse bordée de neige qu’on a eu à la fin de décembre. C’est emmerdant et nous levons le nez sur des conditions moins intéressantes pour skier.
J’ai eu comme consolation temporaire une virée organisée par Ubisoft au glissades de St-Jean-de-Matha.

C’est quand même bien comme endroit. Ça fait un bon moment qu’Iphy voulait m’y emmener.

Mais mettons que la bière à l’Albion à Joliette après était géniale.
La Arctic ale, la Imperial Russian Stout, la X Ale mélangée au Old Stock, la Falcon Punch (IPA) en cask et la très douce Gotham Dark Mild. My god que c’était tout bon.
J’partais ce matin vers New York pour présenter un film au festival CineKink mais à Montréal demain il y a toujours Kino avec une soirée vraiment pas trop pire.
Bande annonce :
http://vimeo.com/60142457
Les oeuvres avec un gros O majuscule se tassent un peu ce mois-ci avec des films un peu plus fous et amusants ; Kino qui se fait du fun. 20 réalisateurs auront aussi essayé de se faire du fun avec le défi de musique pigée au hasard comme bande son mais comme c’est de la musique classique ça risque d’être plus un moment de beauté qu’une floppée de films/défis débiles. Vous m’en donnerez des nouvelles.
Vendredi 1er mars 2013 au théatre Rialto.
Certifiée Biologique a été accepté au festival CineKink à New York (lien NSFW). Tsé, après avoir été accepté au Hard Liquor and Porn Film Festival je me suis dit que ce festival là aussi pourrait bien aimer ce court métrage un peu kinky.
Certified Organic, friday, march 1– 8:30 pm – Dans le programme “hooking up” – US Premiere.
In the red-light district of Brussels, a client is looking for a specific type of girl. He becomes a bit obsessive about it.
Bref c’est vendredi soir prochain à New York au Anthology Film Archives.

Le festival va fêter son 10ième anniversaire cette année avec 5 jours de programmation. Tous les festivals de films ont une variété d’activités sociales en périphérie des projections (comme le RVCQ qui accapare mes soirées ces temps-ci avec les divers party et spectacles) mais ce festival là fesse un peu différemment avec, par exemple, un wrap-up party du festival qui se passe dans un club échangiste apporte ton alcool où il va se passer des affaires.
The AfterGlow party will be taking place in a mid-town loft, which normally functions as a swing club. It will be a play party, meaning there will be interactions of a sexual nature quite likely occurring.
C’est dimanche soir et ça fera un bon moment que je serai parti de New York pour revenir à Montréal. Pas de potins dégeux à mon sujet ok.

Par une grande chance ce sera en simultané avec le New York City Beer Week dans plus de 100 établissements pour au dessus de 300 évènements. J’peux tu dire que ça va être un beau weekend ?
J’ai perdu en décembre dernier mon téléphone portable préhistorique et je suis finalement passé à l’action dernièrement en le remplaçant par une bébelle “intelligente” pour mettre fin à l’arrivée automatique de tout le monde sur ma boîte vocale.
Ça fait surtout que je joue à WordFeud avec mon propre cell au lieu de jouer avec celui d’Iphy. Je suis un peu dépendant.
La première sortie publique avec mon téléphone était au premier anniversaire de l’Espace Public où il y avait de St-Tite la British à l’érable qui était absolument délicieuse et le Porteur, une porter du Trou du Diable qui était vieillie dans des fûts de calvados. Un mix trop bon qui me rappelait les nombreuses soirées arrosées au Calvados à Trouville. De Bilboquet il y avait la Corriveau extra-forte, leur très bonne stout habituelle mais en version impériale. Les bières maison, pas mal toutes bien houblonnées, étaient bien bonnes ; la Gary Carter APA, la Marteau-Pilon IPA et la Monty Python Killer Rabbit Pale Ale. Mettons qu’il y avait du rare à cette soirée.
Hier ma sortie était la suite de ma chasse des bières du Trou du Diable avec, au Vices & Versa, la SMaSH 4.0 Apocalypse, une « single malt, single hop » avec malt Pilsner et du houblon Polaris. C’est infiniment spécial et ça goûte le foin.
Le nez révèle des aromes résineux qui évoquent sans détour la gomme de pin. La bouche, quant à elle, subit une attaque d’une rare agressivité qui se prolonge dans une lancinante amertume derrière laquelle essaie de poindre, non sans peine, une subtile rondeur fruitée.
On a aussi essayé l’Impératrice, une stout impériale, qui est toute équilibrée et qui ne laisserait absolument pas deviner son 9% d’alcool.

Je risque d’enfin aller voir Mars et Avril et Laurence Anyways. C’est très pratique car les deux films seront projetés l’un après l’autre dans la grille horaire du festival le samedi 23 février. Pour celui qui auraient envie d’un peu moins sérieux, il y a le délirant film Goon qui est projeté le samedi 2 mars à 17h30. Il y a un gros hype pour Finissant(e)s que Jules Saulnier a monté pour le réalisateur Rafaël Ouellet. Denis Côté vient de gagner l’Ours d’argent à Berlin avec Vic et Flo ont vu un ours. Il présente Bestiaire au RVCQ. Je risque même d’aller regarder les Oscars au RVCQ dimanche soir le 24 au Bistro de la Cinémathèque québécoise.
Venez écouter la chic cérémonie des Oscars sur grand écran en compagnie de Jean-Philippe Wauthier et Rebecca Makonnen. Ce duo branché et explosif commentera l’événement en direct ! Sortez votre costard ou vos talons hauts et tentez de remporter le pool en prédisant les gagnants.
L’ambiance va assurément être meilleure que dans mon salon pas de câble.
Il y a une tonne de films Kino un peu partout, tant Kinomada, le Kino Kabaret de Bruxelles que Kino Montreal. J’ai une présence en tant qu’artiste en effets visuels sur Parachute de Martin Thibaudeau le dimanche 24 février à 19h30 et une présence en tant que figurant dans le film Belge La rue de la longue haie de Jesse Malcolm Sweet.
Plus directement j’ai le court métrage Sinusoïde de projeté le vendredi 22 février à 21h45 pour le programme psychotronique. Beaucoup de courts métrages funky dont Retour au mont Noshaq dans lequel Iphy fait une apparition. Ça va être du bonbon.
C’est à la Cinémathèque québécoise – Salle Claude-Jutra. J’y serai. On se pogne des bières un peu avant ?
Embarque tes skis et pars sur une virée de microbrasseries au Vermont. Au pire tu vas pas skier mais tu vas avoir eu du fun en maudit. C’est juste à côté le Vermont en plus.
Tu rides sur l’autoroute 10 et arrivé à Magog tu pars vers les États-Unis. Le premier arrêt après la douane c’est Kingdom Brewing, un petit brasseur dans le fond d’un grand terrain caché.

De dehors il n’y a rien pour se lancer dans les murs mais en dedans un petit couple super sympathique fait goûter leurs bières. Elle est microbiologiste et lui aime la bière et a des gros bras. Mine de rien, ça donne de la bonne bière particulière. Même si Ratebeer la boude, j’ai bien aimé la bière à l’épinette et leur bière à la citrouille pour octobre. Avant de partir il ne faut pas oublier le petit passeport et essayer de capturer toutes les étampes des microbrasseries du Vermont pour avoir un t-shirt gratuit car ça ne fait que commencer.
Tu continues à te perdre au Vermont et tu vas sûrement tomber sur Parker Pie Company où il y a de la bonne pizza et de la bière de microbrasserie dans un village de moins de 1000 habitants.

Parce que c’est joli.

Parce que t’aimes le bois et la bière.

Parce que t’aime le monde en camo.

Parce que tu aimes la campagne.
Après tu continue hors des sentiers battus de la route 16 et tu vas atterrir chez le meilleur brasseur au monde en 2013. Rien de moins.
Hill Farmstead. Remplis ton coffre de char, mais pas trop.
J’ai bien poutiné finalement pour la semaine de la poutine à Montréal entre le travail à temps plein de jour, le contrat urgent en soirée, la pseudo-gastro, le froid intense et tout le reste.
J’ai pu essayer :
Poutine on the beach de Namos.
Frites faites maison. Sauce à la viande Kima. Fromage Kefalotiri. Copeaux de fromage.
Restaurant Grec avec service de valet qui offrait une très bonne poutine à la sauce tomate à la viande. Si je suis vulgaire comme Francis, je pourrais dire que c’était une bein bonne poutine italienne. “Valet, allez portez ma voiture pendant que je mange de la poutine à 5$”.
La poutine Syrienne de Tazah.
Jarret d’agneau. Fromage syrien Akkawi. Graines de grenade. Ail. Persil. Jus de citron
J’ai pas pu essayer avec mon jeûne dû à un estomac en tempête mais j’ai regardé Iphy apprécier la poutine et ensuite la trouver trop salée. Super belle en apparence (Iphy et la poutine) et il parait que le fromage était génial. Faut que je retourne manger là pour le reste du menu.
La poutine pulled pork de La Mauvaise Réputation
Porc effiloché. Oignons caramélisés. Salade de chou. Pailles fumées.
et
La poutine au boeuf braisé
Lardons. Champignons. Oignons piquants.
Ah ouais, un beau petit nouveau resto-bar. J’aime bien l’ambiance. Brasseurs illimités leur ont même fait une bière maison en bouteille. La pulled pork a vraiment un goût particulier qui vient des épices et/ou de la salade de choux. Nous aimions cette poutine en dépit du fait qu’Iphy comparait ses bouchées à “croquer des aisselles de Pakistanais”. La poutine au boeuf braisé est vraiment très bonne.
La méchante poutine de Méchant Boeuf.
Saucisse maison farcie au Oka. Flanc de porc confit. Oignon en tempura de bière.
et
La poutine au rôti de palette braisé style bourguignon.
La première était un délice en tout points de vue tandis que la deuxième était coriace à finir vu l’épaisseur de la viande, la quantité de sel et la richesse de la sauce. Pour dire vrai, les deux étaient difficiles à engloutir.
Du beau challenge comme on l’aime.
La poutine Gueule de bois du Burgerbar Crescent.
Frites fraîchement coupées. Fromage en grains. Sauce à poutine faite maison. Champignons sauvages sautés de la colombie britannique. Huile de truffe. Un oeuf frit.
Nous nous assoyons et la serveuse nous apprend que le restaurant a servi 10 kilos de champignons sauvages dans près d’une centaine de poutine alors il n’en reste plus. On se dit alors que nous n’avons pas trop le choix de passer au restaurant suivant sur notre liste, le M:brgr, mais la serveuse revient soudainement pour nous dire qu’ils peuvent encore faire 3 poutines.

Bein HOLY SHIT. C’était la meilleure de la semaine.
J’ai mis un nouveau film sur Synaptic.TV. Un film qui date de 2011 et que j’aime beaucoup considérant ce que ça a pris pour le réaliser.
Ton chien est mort
Et maintenant, voici comment ça s’est déroulé :
Début septembre 2011, je suis envoyé en mission à Trouville pour participer au Kabaret Kino du festival Off-Courts. Ce sont des rencontres France/Québec autour du court-métrage et c’est vraiment ce qu’on sent avec une grande délégation Québécoise qui va en France pour présenter leurs courts métrages de la dernière année ou, comme moi, produire spontanément quelque chose de nouveau. Du coup c’était la première fois que je passais du temps en France.
Nous débarquons de l’avion, nous embarquons dans une mini-fourgonnette et nous partons vers Trouville. 2 heures après nous prenons possession de notre chambre d’hôtel et allons presque immédiatement rencontrer le maire de la ville à l’hôtel de ville.

Cocktail et présentations. C’est pas mal le lancement du festival. Ça a commencé intense et c’est le rythme que ça a gardé pendant toute la durée du voyage.

La vue du balcon de l’hôtel de ville.

Toujours du balcon mais en regardant de l’autre côté. Le Kinolab est juste au pied du casino à gauche caché sur la photo.

Et derrière le casino, c’est la plage et le boardwalk.
Ça me fait quelques variables déjà à évaluer pour me trouver une idée de film. J’ai ma liste de “vieilles” idées à faire mais rien m’emballe tant que ça dans le décor qui s’offre à moi. Vu le nombre de québécois qui débarquent dans la ville pour le festival, j’ai quelques idées plattes du genre de faire un débarquement en Normandie mais avec des artistes québécois. On aurait vu une usine au Québec qui fabrique des artistes/combattants pour prendre possession de la France. Kavanagh, Linda Lemay, Coeur de Pirate, etc.. Disons que j’avais déjà mis cette idée de côté pour le bien de l’humanité. Je pars vers une projection du festival qui s’appelle “Made in Trouville”.

Dans le Kinolab en bois, bâtit uniquement pour le festival et démantelé dès que c’est terminé, c’est déjà le party avec les groupes Who are you et Tom Fire. La soirée glisse comme le bon calvados.
Le lendemain, rendez-vous de production.


Nous sommes le samedi 3 septembre en matinée et c’est un peu là que je m’engage à produire un film pour la première projection du Kino Kabaret le lendemain dimanche 4 septembre à 22h. C’est casse gueule. Très très casse gueule. J’aurais pu y aller pour le mardi 6 septembre et le 8 septembre mais comme la majorité des gens se placeraient dans ces cases là je me suis dit que je réussirais encore l’exploit comme j’avais fait à Bruxelles en livrant un film complexe dont j’étais satisfait pour la première projection du Kabaret. Bon, pour y arriver j’avais peu ou pas dormi et j’étais sur le bord de la crise de nerf mais ça avait marché. L’idée la plus réalisable alors provenait sans qu’il le sache de mon ami Deze dont le chat égyptien était tiraillé entre son ex et lui. Au rendez-vous de production Antoine Arnoux avait apporté son chien Séquotine et j’ai fait 1+1 : j’étais alors pour avoir un film où un type veut revendiquer les droits des hommes à une garde partagée juste et où il y aurait un gros malentendu par rapport à si nous parlons d’un chien ou bien d’un enfant. Ouf, c’était un synopsis laborieux mais j’avais la journée pour l’écrire et la fignoler. Le lendemain matin je tournais sans faute, et le lendemain soir je présentais. Casse gueule encore. J’ai réservé quelques acteurs, le chien Séquotine et je suis parti de midi à 17h en repérage dans la ville pour me laisser inspirer et penser, seul, à mon scénario.
Demain matin ? Dimanche ? Hangover ?
Il y a le Kino brunch qui coûte 10$ et qui te permet de manger et de voir des courts métrages.
En plus je présente Course Pousse.
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Ça va être plaisant. 10h30 au Rialto pour le brunch. 11h30 pour les films.
Je m’adonne à être passé au Saint-Bock pour le 20ième anniversaire du Mondial de la bière et c’était un spécial Noël avec la première bière offerte et les suivantes à 7$.
• Noël de Baladin (vanille) — 9 %
Overdose de vanille pour Iphy. Amusant et goûteux pour moi.
• Winter Beard de Muskoka — 8 %
Bien équilibrée, stout à la canneberge subtile. De loin la plus belle bouteille de la soirée.
• Abbaye de St-Martin Cuvée de Noël — 8,5 %
Un pain au bananes en liquide. Très très bon.
• Carolus Christmas — 10,5 %
Énormément de saveurs, une des meilleures de la soirée. Du bonbon foncé.
• Tongerlo Christmas — 7%
Une pale ale belge assez bonne. Rien pour rappeler spécifiquement Noël dans le goût par contre.
• Noël Christmas Weihnacht — 7,2%
Pas excellent. Bière claire à l’arrière goût de métal.
• Abbaye du Val-Dieu Bière de Noël — 8,5%
Une triple Belge d’une grande qualité.
• Tourney de Noel — 8,2 %
Beaucoup de goût. Feeling de Noël avec arômes de fruits confits, épices et de ginger bread.
• St-Feuillen Cuvée de Noël — 8,2 %
Un délice. Arômes d’épices excellentes, mais peut-être trop sucrée?
On a tout essayé.
Samedi soir j’étais au Brouhaha pour goûter au Sang de lutin, une excellente saison épicée festive aux canneberges à 8% d’alcool. On a aussi pris un verre de la même bière mais passé dans le Randall avec du gingembre, des piments habaneros et du poivre voatsiperifery le tout houblonné aux houblons Perle et Sorachi Ace. Le serveur nous a dit que c’était juste pas buvable à cause du piment et qu’on ne devrait pas la prendre, ce que Iphy a vu comme un challenge à relever à la grande exaspération du serveur.
Oh ciboire, c’était intense.
Première gorgée, je détecte le poivre et le gingembre, je goûte encore un peu le sucré dans la canneberge à travers tout ça. Tout est acide et piquant. Le houblon se fait détruire par les piments et n’est déjà plus détectable. Deuxième gorgée ; le piment s’intensifie dans ma gorge et c’est le poivre qui disparait mais le gingembre est encore présent au goût. Troisième gorgée, le piment gagne et oblitère tout le reste. Je prends une pause et prend des bouchées, maintenant épicées par ma bouche, de ma poutiflette. On a fini ce verre comme des grands.
Pour le reste j’ai ces belles bouteilles qui m’attendent pour les prochains jours :

Dunham / Kissmeyer, The Second Coming of Broderus
http://www.ratebeer.com/beer/dunham–kissmeyer-la-resurrection-de-broderus/193662/
Christmas Saison brewed with a bit of maple syrup and pomegranate, gently spiced, fermented with farmhouse yeast and brettanomyces.
Les Trois Mousquetaires, Réserve de Noël
http://www.ratebeer.com/beer/les-trois-mousquetaires-gc-reserve-de-noel/192157/
Spiced red lager.
Le Castor, winter dubbel
http://www.ratebeer.com/beer/le-castor-dubbel-dhiver/194134/
Organic, with dried raisins.