Job, Sorties, Vidéo

Kino nomade.

Pour voyager à travers le monde avec des courts métrages fait dans les nombreuses escales de Kinomada demain soir il y a un petit événement dans le Vieux-Montréal. Après les Rendez-Vous du Cinéma Québécois et Kino, ce sera la troisième occasion Montréalaise de voir Sinusoïde sur grand écran (même si j’ai aucune idée de la taille de l’écran à l’Espace cercle carré).

Lien vers l’événement sur Facebook

Pour plein de bons courts et une bonne dose de course à Québec et de coeur juteux en gros plan avec Sinusoïde.

Job, Sorties, Vidéo

Bande annonce de Kino pour demain

https://vimeo.com/67608369
C’est par ici.

Pour cette soirée de juin, vous allez découvrir Promotion avec une version toute refaite et voir les films suivants :

Danny Draper et Perrine Gruson « Stigmate »
Maxime Savard « La surprise »
Jean-Simon Leduc et Nils Caneele « Porte à porte »
David Émond-Ferrat « Les mains dans les poches »
Simon Harrisson « Le sens épique de la liberté »
Benoit Rodrigue « Le deuil »
Vincent Ouellet « Le dernier héros »

Job, Photo, Vidéo, Voyage

Souvenirs de Bruxelles, partie 1

Vendredi prochain je présente Promotion à la soirée Kino Montréal, c’était mon premier film fait en Europe en 2011 et, grace à une musique composée récemment par Julien-Robert Legault Salvail je peux prétendre que le film est terminé, ou sur le point d’avoir une version finale basée sur sa réception à la soirée Kino. Des fois faut être patient pour recueillir toutes les variables pour finir réellement un film. Ça me donne envie de me rappeler rapidement comment ça s’est passé.

Première visite en Belgique à vie, quelque part en avril 2011. Premier Kabaret Kino International.
Deuxième visite en Europe après Berlin. Ça fait de la nouveauté en bloc dans ma vie et en plus je dois pondre un film.

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Réalisateurs de Kino du Québec un peu perdus et fatigués en sortant de l’avion.

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Bien fatigués pendant le trajet.

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Bien fatigués au bureau pour prendre nos chèques de subvention.

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Bien fatigués à la banque pour s’ouvrir un compte et encaisser les chèques de subvention.

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Liberté dans la ville. Tout est beau pour l’étranger que je suis.

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Bein c’est nous ça.

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Le premier rendez-vous de production où on se présente à tour de rôle et que je ne réalise pas encore (kétainerie suprême) à quel point plusieurs des gens qui se présentent deviendront de bons amis ou joueront dans mes films dans les années suivantes.

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Fatigués dans le premier rendez-vous de production.

C’est probablement la fatigue ou l’inconscience qui me fait accepter de présenter un film à la première projection sur 3 projections Kino à 2-3 jours d’intervalle, me laissant le 28 avril, 29 avril, 30 avril pour écrire, tourner et monter un film présenté le dimanche 1er mai 2011 en soirée. C’est faisable en restant simple.

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Écriture de scénario au Belga le 28 avril en après-midi. Je ne savais pas encore exactement de quoi était pour parler mon film mais ça s’est précisé à ce moment là. Je voulais parler de crise financière, de perte en qualité de vie, en fraude d’assurance, de pressions sociales, etc.. Un gros mandat et le genre de sujet qui devient rapidement maladroit ou brouillon en court métrage. Mon script n’était pas pour avoir de révision et j’avais beaucoup de choses à trouver et je voulais commencer à tourner le soir même. Finalement, c’était pas simple du tout mon affaire.

J’aurai besoin d’un bureau, d’une salle de conférence, d’une piscine, d’un appartement, de 4 acteurs, d’un nightclub, et d’un paquet de bars. J’en avais besoin la soirée même.

Heureusement, Thomas Leruth le héros Belge est l’acteur qui m’héberge à Bruxelles et comme je suis un des premier réalisateur du lot à tourner mon film il est immédiatement disponible pour se dévouer à mon film. Je lui réserve les soirées du 28 avril et du 29 avril, et la journée du 29 avril. Si je ne commence pas mon montage le 30 avril au matin, c’est vraiment pas bon signe pour une projection 30 heures plus tard.

Le 28 avril en soirée on part en pub crawl pour toutes les scènes où le personnage de Thomas boit pour se défoncer. Comment joindre l’utile à l’agréable.

Agreable
Bien agréable. On a viré la ville à l’envers.

Des histoires d’ex dans les mêmes bars que nous. Tribulations amoureuses. Une fin de soirée à crier des « Je t’aime » dans la rue (pas moi). Plein de trucs vraiment spéciaux. C’était juste le début du tournage.

Après 2 heures de sommeil, le 29 avril à 8h du matin, je fais le tour du voisinage pour trouver un bureau et une salle de conférence pour poursuivre mon tournage. Sarah Rondao Pestana, qui aide les réalisateurs au Kabaret, me déniche quelque chose au 3ième étage de notre Kinolab. Thomas est en retard de 70 minutes mais c’est pas hyper grave car j’ai Michel le Mutin, qui a une conversation avec Thomas dans le bureau, qui fait ses répliques seul sans Thomas. Je n’ai toujours pas trouvé de piscine et comme le concept de mon film repose un peu sur l’eau et une piscine, je serais vraiment mal foutu de ne pas en trouver une. Légalement c’est hyper compliqué, j’aurais dû pouvoir demander permission 2 semaines à l’avance pour ensuite me perdre dans des dédales de paperasserie, de papiers à signer, et d’assurances à acheter. Je devais trouver quelque chose de vite et simple. Il faut dire qu’à l’ère moderne filmer incognito dans une piscine publique ça rend les gens très mal à l’aise aussi. Comme si tout les gens étaient des pédos. J’avais juste besoin du visage de Thomas sous l’eau.

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Fast-forward de tournage dans la ville et sur les terrasses.

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Le soir venu, nous repartons dans un pub crawl pour tourner les scènes finales dans un bar/discothèque. C’est encore le festival des tribulations.

Le 30 avril, je ne suis plus supposé tourner de scènes mais il m’en reste encore. Une actrice se joint à mon film pour tenir le rôle de la copine du personnage de Thomas. Pendant une scène de conversation téléphonique avec Thomas, elle reçoit, pour vrai, un appel qui lui apprend que son vrai père est dans le coma. Elle s’écroule en panique en plein milieu de la place Flagey. Scène de la vraie vie déchirante qui a mis un frein majeur à mon film. Honnêtement, à ce stade là je ne pensais même plus au film, la priorité c’était maintenant de s’occuper d’elle. 1h-2h plus tard, Géraldine Denis l’organisatrice du Kabaret Kino à Bruxelles, remplace l’autre actrice pour la courte scène. En revenant au Kinolab, Sarah Rondao Pestana m’apprend que son père qui donne des cours à la piscine communale d’Ixelles peut me faire entrer subtilement, au même moment presque, Thomas arrive d’un autre tournage et m’apprend qu’il a 2 heures de pause que je réquisitionne pour faire les derniers plans de mon film. Pas de maillot de bain, pas de casque de bain. Le père de Sarah me prête un speedo. Nice, des trucs miraculeux se mettent en place pour que je finisse mon film à travers les très mauvaises nouvelles. Tout est bizarre mais je continue.

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Nuit blanche de montage et ce que j’ai tourné dans la piscine fonctionne pas pire.

La journée avance et je livre une version du film juste à temps. C’est laborieux, j’ai passé la nuit à me demander WTF c’est quoi mon court métrage.

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Devant la salle de projection avec une foule monstre qui représente environ le double de la capacité légale de la salle. Une deuxième représentation est ajoutée le même soir directement après la première.

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Je suis zombie et je manque de sommeil. Les films s’enchaînent et je vois de bien belles choses. Promotion passe en dernier complètement. Le film est très bien reçu vu le rythme, la contrainte de temps que tout le monde connaissait et la thématique un peu plus comique que plusieurs autres films de cette soirée là. Je suis étonné que ça passe aussi bien. Pas sûr que ça va passer aussi bien à Kino 2 ans après même en l’ayant retapé au grand complet récemment.

C’est ça le test! J’ai hâte de voir. À vendredi le 7 juin à Kino au Théatre Rialto.

Disons qu’après la projection, j’avais l’esprit à la fête et j’étais libéré de mon obligation principale au Kabaret.

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Boute-en-train

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Le chapiteau du festival avec de la Chimay en fût. Il s’en est fini des soirées là…

Job, Vidéo

Pistes de ski de l’espace

Ouais dans le fond j’ai jamais écrit ici que le film Quadruple diamant est sur mon Vimeo et sur le site de Kino. Le film a été accepté au festival Fantasia alors il pourra être apprécié quelque part au début d’août de la bonne manière ; sur un gros écran, avec un gros kit de son, et en full HD.

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La gondole orbitale.

J’ai même mis un comparatif avant et après sur Vimeo ici.
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La prochaine étape c’est trouver un band de musique qui peut me remplacer la musique en deuxième partie du film et lancer une offensive pour les festivals de films.

Érotique, Job, Sorties

Épisodes perdus

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J’ai un film coquin science-fiction de présenté à Toronto dimanche prochain à 16h au Bloor Cinema dans le cadre du Lost Episode Festival. Une première projection mettra en vedette des épisodes perdus de séries connues comme Star Trek et Twilight Zone, des fausses bandes annonces et d’autres courts métrages dérivés de produits existants. La deuxième projection mettra en vedette des films réalisés en 50 heures plus tôt dans le mois. Pour mettre la table de cette deuxième projection, Fahrenheit 69 sera présenté, étant lui-même un film ayant été produit dans le défi de réalisation en 69 heures du Hard Liquor and Porn Film Festival à Toronto en automne dernier.

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Bref, de la nudité, du sexe, dans le futur, avec un tyran cyclope holographique, du sexe avec des bananes et des gens qui urinent par les mains. C’est ça mon truc et c’est à Toronto dimanche.

Aléatoire, Job, Jokes, Vidéo

Sergeant Rex Colt: Mark IV Cyber Commando

Le jeu est sorti. Il me reste encore à trouver le temps de l’acheter et de jouer mais je sais déjà que c’est équeurant.

La bande annonce de lancement du jeu est équeurante : http://www.youtube.com/watch?v=av5pqJaIeCk

Et aujourd’hui j’ai vu passer une bande annonce hommage en live-action :
http://www.youtube.com/watch?v=VxLX3RnGu7U

Cette bande annonce précédente capture peu mieux le style que Blood Dragon: The cyber war mais ce que Corridor Digital a fait en mettant online son Before/After et un Behind the scenes c’est quand même assez chouette.

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Pendant ce temps au Madagascar

Et bien Rivotanana a été présenté au gala d’ouverture des Rencontres du Film Court Madagascar 2013 finalement. Devant le jury, devant les embassadeurs, devant le ministre de la culture, devant les invités d’honneur. Et il parait que ça a bien rigolé.

http://www.newsmada.com/index.php/newsphotos/13065-ouverture-8e-edition-des-rencontres-du-film-court-rfc8-madagascar-#.UXqBQrWG18E
Avec deux belles photos de Rivotanana tournées à l’envers parce que personne comprendrait pourquoi c’est à l’envers dans l’article sans avoir vu le film au complet.

Et Fabien ANDRITIANA a gagné le prix de la meilleure fiction. Marc Tawil s’est bien dévoué à ce film là et moi j’y ai fait 2 effets spéciaux (tsé mes posts de pénis précédents…)

Encore une fois, Rivotanana se visionne ici : https://vimeo.com/59966300
Entrez « preview » et le tour est joué.

Et Trois zébus pour un cocu se visionne ici : https://vimeo.com/53866569

C’était malade ce voyage là. Cette année c’était David Dufresne-Denis qui le faisait, et dans son premier escale il a tourné ça : http://www.youtube.com/watch?v=gkdIEta1Z78

Job, Sorties, Vidéo, Voyage

Abitibi avec des Kinoïtes.

Pour une première virée en Abitibi le scénario était idéal ; logé et nourri dans un festival de film, avec des amis, avec une voiture de courtoisie et dans le but de produire un court métrage. Une conduite qui m’a apparue moins longue qu’elle était en réalité nous a fait passer par Mont-Laurier, où j’ai mangé une poutine d’épicerie et où Charles-Louis se régalais des gens pas très jolis. À Val d’or, on a pu voir ce que ça faisait quand tu foutais un cratère lunaire géant dans le milieu d’une ville. À Malartic, on a pu voir le mur de gazon comique qui sert à ne pas voir la mine géante qui a fait que 1/3 de la ville a été déplacée.

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Fallait bien venir dans le nord pour réaliser que la première neige c’était déjà chose du passé par ici.

Nous prenons possession de nos chambres. Le lendemain c’est déjà le rendez-vous de production. Nous sommes le vendredi 28 octobre 2011 et une vingtaine (gros gros max) d’acteurs/réalisateurs/pas trop sûr d’être quoi. Il faut comprendre que le concept de Kino Kabaret à ce moment là n’était peut-être pas très précis pour tout le monde. Pour nous, délégation Montréalaise, c’est clair que nous devions tous nous démener pour livrer un film pour la projection et d’aider tout le monde du même coup, c’est notre engagement. On a créé un choc en disant a certains, hésitants à faire un film, que oui on est là pour tous faire des films. On doit remplir la soirée de dimanche 30 octobre avec des courts métrages ; un max de films, et un max de qualité. Ça donne peu de temps. En exposant mes idées, je me rends compte que seulement une tient la route ; celle d’exploiter le déménagement des habitants de Malartic avec un court absurde sur le sujet. Je mijote sur l’idée.

Vendredi 28 octobre 2011. Midi.

Pour s’inspirer pour des films improvisés, la référence à Rouyn c’est à la Ressourcerie Bernard-Hamel que ça se passe. Du stock louche, il y en a. Du linge, il y en a. De la déco, il y en a. J’achète un casque, j’achète un dossard de gars de la construction et deux décorations de Noël assez grosses. Mon idée se précise alors que je me dis que j’aurai un personnage qui vient démolir une maison alors que l’habitant de la maison n’a aucune idée que sa maison est pour être détruite.

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Le décor impressionnant en face du magasin.

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Simon a des oreilles de lapin. Aucune idée dans quel film ça a été utilisé. Celui de Catherine?

Vendredi 28 octobre 2011. 15h00.

La fourmilière est bien en marche.
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17h00

On pogne le van et on part en repérage. Je prends des photos de pelle mécanique et Simon cherche son décor lunaire. Il y a souvent des débris non désirés dans les plans.

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C’est pas si concluant étant donné que nous n’avons pas l’éclairage de nuit pour tester son film mais au moins on connait les petits coins qui ont du potentiel.

La soirée est dépensée à travailler à gauche et à droite et voir comment ça roule pour tout le monde.

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Team Montréal reste au Kinolab.

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OVNIS en devenir sur le plancher pour le film de Charles-Louis.

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OVNIS en devenir sur le côté de l’hôtel.

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La peinture argentée qui ne sèche jamais sur le plastique mou des OVNIS.

Minuit

Faut trouver un vrai de vrai lieu de tournage pour le film Cosmika de Simon Beaupré.

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Ça a un sale look.

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Mais le vrai spot c’est ici. Bonjour la lune.

On passe voir Lawrence. Son film prend vie.
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Et j’ai de la protection devant ma chambre.
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Samedi 29 octobre 2011. 07h00.

Je me lève ce matin là avec l’espoir de trouver une pelle mécanique pour mon tournage. Quelques appels, quelques contacts, mais personne ne peut m’aider. Et au moment où j’aurais été prêt à mettre un peu d’argent pour louer la machinerie lourde j’ai affronté le fait que ces commerces sont fermés la fin de semaine. Je me lance à l’aveugle devant la maison de Jonathan Foucault, le gars qui avait tellement de ressources sur ce shoot là qu’il est automatiquement devenu directeur de production, et me rend compte immédiatement que les voisins refont leur toit. À chaque 3 minutes, une compresseuse fait un bruit monstre d’une durée de 1 à 2 minutes. Le reste du temps, il y a des bruits de fusil à clou dans la toiture. On entend tout ça dans le film et nous devions interrompre les prises dès que la compresseuse, ou qu’importe ce que c’était, lâchait son vacarme dans le voisinage. Pas idéal mais nous n’avons pas le choix. Le tournage à ce premier lieu se passe bien considérant que le dialogue n’existait que sous forme de phrases clés sur un post-it et d’un fil conducteur. Le père de Jonathan interrompt jovialement le tournage pour nous parler de ce qu’il connaissait sur les déménagements miniers en Abitibi. Il dit que ça jouait très dur parfois pour te faire sortir de ta maison ; c’est pas mal le sujet de mon film.

Le deuxième lieu est aussi inconnu, c’est Jonathan Foucault qui s’occupe de ça aussi. C’est le sous-sol terreux d’un bloc appartement dans lequel il y avait déjà eu un dégât d’égouts étouffé avec de la chaux.

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Ça c’est plus complexe, j’étalle mes bébelles de Dollarama partout et j’établis les déplacements du personnage. On s’éclaire comme on peut et la poussière et le sable gagnent sur tous nos mouvements et sur tout mon équipement. Ma lentille 50mm faisait un beau bruit de papier sablé quand je changeais le focus. Cette partie là aussi se déroule quand même assez bien et nous sortons au plus vite de ce trou. 6 heures de tournage en tout et c’est un wrap.

En soirée, je tombe cameraman sur la production de Martin Blais qui incarnait le personnage principal de mon film. Il me reconfirme que nous seront dans un party d’Halloween. En étant dans un party et en pouvant dire que j’ai fait quelque chose pour l’Halloween, ça faisait un équilibre de travail versus divertissement vraiment très cool.

Pour ce tournage là ça a été le froid l’ennemi principal des acteurs pour la scène de ruelle. Le résultat est ici : https://vimeo.com/31806729.

Notez que l’actrice n’a pas eu le temps d’enregistrer ses répliques pour le bar… et ça me fait rire à chaque fois. Kino. Il est passé 3h du matin.

Dimanche 30 octobre 2011 11h00

Je me lève et je commence tranquillement à faire mon montage et mes effets et ça dure jusqu’à la toute dernière seconde où il faut livrer nos films pour la représentation en soirée, et même là je squeeze des effets spéciaux pour 2 autres films. On arrive en catastrophe au Cabaret de la dernière chance et nous manquons quelques films, inquiétant probablement l’organisation du festival.

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Le bar est plein, l’ambiance est super.

Je présente Unobtanium : Sur Vimeo
Sur STV

Mine de rien, notre apport au festival était génial. D’un Kabaret qui tenait avec des ficelles, j’pense qu’on a livré un maudit bon show.

Fin de soirée chez Morasse et son panneau qui dit « Meilleure poutine au monde ».
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C’était une belle expérience, mais j’ai eu des frites beaucoup trop rôties et graissées.

Le lendemain, c’est le départ… et j’ai jamais trouvé le temps d’aller à la microbrasserie au Trèfle noir. Mais on prend le temps de s’arrêter un peu à Malartic…

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On est peut-être pas supposé être là près de la mine. Hé bein.

Job, Vidéo

Dragon de sang

Untitled-2Far Cry 3: Blood Dragon

Une bande annonce des années 80 complètement débile. C’était un honneur d’aider un peu là dessus. Méchante belle job de tous ceux concernés.

IGN montrent les 15 premières minutes de gameplay et sont crampés tout le long.

Is this tutorial getting in the way of your mayhem?

Powerglove assure la trame sonore de malade.

Inspiré de la même époque ces temps-ci je capote sur Carpenter Brut.

Job, Vidéo, Voyage

Le Madagascar à distance

Il est 8h au Madagascar et c’est le mercredi 10 avril. L’an dernier j’étais dans ce merveilleux pays et ce soir un film de Fabien ANDRITIANA et Marc Tawil passera au Rencontres du Film Court Madagascar dans la compétition officielle catégorie « fiction« .

OMBY TELO TA KALON ’NY ENTANA /
TROIS ZEBUS POUR UN COCU

Fabien ANDRITIANA / 05mn10

A mi-chemin entre la fiction et la réalité, ce conte
malgache raconte l’histoire d’un cocu qui se
concocte une douce vengeance.

Je m’adonne à avoir fait les effets spéciaux là dessus.

Yeop
La censure c’est probablement ce que tu penses que c’est. En plus on le voit dans le teaser

Hors compétition, j’ai Rivotanana présenté le vendredi 12 avril à 18h à la gare Soarano.

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Mettons que tu lis mon blogue, pis mettons que tu ne seras pas au Madagascar vendredi, pis mettons que t’as pas vu Rivotanana. Je te conseille ça :
https://vimeo.com/59966300 Pass : preview.

Et comment j’ai fait le film entre 4 autres films se lit ici.

En regardant la ville intégrée avec les montagnes j’ai un flash ; j’ai envie de voir deux cités une par dessus l’autre et connectées via les montagnes qui ne font que s’étirer vers le ciel. Mon concept initial c’était d’aller dans un bar et de mettre en scène des femmes blanches de type couguar de 40-60 ans qui approchent de jeunes hommes malgaches, pas mal le contraire de tout ce qu’on avait vu dans les bars malgaches en soirée. Finalement après quelques bières en soirée je trouve le moyen de jumeler les deux concepts et décide de tourner le lendemain. Je me couche donc ce soir là sans organisation, sans acteurs et avec un scénario qui tient sur 2 post-it remplis. Je me donne l’ordre de tourner mon film le lendemain matin peu importe les circonstances.

C’est absurde mais je me cite moi-même cette fois.

Culture pop, Engagé, Job, Sorties

Kino à ne pas manquer

Tsé des fois je présente un film. Des fois c’est un film pas pire pentoute. Pis après j’essaye de le soumettre à des festivals. Ça marche bien, ou ça marche moins bien. Des fois le film est juste pas majeur. 1 ou 2 ans après, je finis par le mettre sur Synaptic.tv.

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Vendredi soir. C’est Sinusoïde. C’est mon petit préféré de la dernière année. Ça va être présente à Kino. Après le passage du film à Interfilm à Berlin au RVCQ et au FCVQ, j’ai même retapé la colo, refait des effets et coupé quelques frames. Je ne suis pas trop nerveux. Mais j’ai bien hâte de le présenter. Je suis content. Ça me ressemble. L’export final est en train de sortir pendant que j’écris ici. Pis la musique de Aliceffekt est juste malade. Mais anyway, c’t’un génie, c’pas compliqué. J’suis sûr qu’il code dans ses rêves.

Et pis voilà. Il y a un défi mensuel aussi. C’est un défi de film chorégraphique. Je m’étais lancé il y a 2 ans précisément dans cet espèce de tournage sur une montage de ski. Nous sommes arrivés à Gore à 2h de la fermeture avec des billets gratuits dans une saison presque terminée. Ça fait du tournage short and sweet ça. Le mois dernier. 2 ans après. Sans avoir réellement pensé à comment je ferais suite à ce tournage. La gang de Kino annonce le thème du défi que je n’avais pas entendu avant. Faute d’avoir été absent au meeting. Je flashe bein raide. 1+1. La suite de mon film à Gore c’est pour être une chorégraphie. Je call Simon Beaupré que je sais qu’il détient deux éléments dont j’ai absolument besoin. Je lui dis ce que je veux faire. La semaine d’après. Le 21 mars exactement, nous étions en train de suspendre Iphy après un plafond pour une chorégraphie rocambolesque. Ça passe vendredi à Kino. C’est déjà demain. C’est un défi chorégraphique. J’ai hâte aussi. J’ai l’impression que tous mes temps libres sont passés à finir ce film là qui a soudainement repris vie après 2 ans de rien du tout. Ça fitte dans le défi. Mon rendu n’est pas fini, je continue à jaser.
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C’est un défi que Gaba a aussi relevé. C’est son premier Kino.
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Une première projection de film publique. Mettons qu’elle fitte dans le thème avec son précédent clip. Iphy joue dedans. C’est traumatique. 12 minutes remaining à mon rendu. Je continue.

Jesse Malcolm Sweet présente un film. C’est un crisse de bon film. C’est en pellicule 16mm. Je suis brièvement dans le film. Je parle de moi et Iphy, c’est mon blog. Non?

Mais t’as des trucs de plein d’autres gens.
https://vimeo.com/63012621

Ça va être bon. Inégal. Spécial.

Mon rendu AFX est fini. Je balance ça dans Premiere et j’exporte. Dentiste demain 8hAM et après plein de merveilleuses choses secrètes (pas pour si longtemps) pour Ubi.

Après, c’est au Théatre Rialto à 8h30 pile.

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Kinky à New York, jour 2

En zappant le matin avec notre télé cablée qui marche à moitié et qui nous donne une quinzaine de postes, on tombe là dessus.

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En tombant sur cette émission inconnue, on reste de longues minutes silencieux à essayer de comprendre si c’est la comédie catastrophiquement maladroite ou un commentaire social étrange ou juste, je sais pas trop, autre chose.

Un black-face. Vraiment ?

On ne comprend toujours pas l’intention et, pour oublier, on entreprend de se faire à déjeuner avec tous les ingrédients qu’on avait acheté la veille dans un marché trouvé en stationnant la voiture. Un bacon fumé abondamment et de grande qualité, un pain funky, un fromage de lait cru de l’état de New York, du fromage à la crème artisanal et des oeufs de chez les Amish était pour faire notre déjeuner.

L’appartement est quand même petit et j’ouvre un peu la fenêtre pour aider à l’aération des odeurs de bacon qui étaient pour venir. En testant notre système, on voit bien que la hotte de la cuisinière est intégrée au four à micro-ondes et reprojette l’air aspiré plus haut dans l’appartement. On se dit que la fumée doit au moins être filtrée, ou quelque chose du genre. Ça ne prend que quelques minutes pour que le détecteur de fumée crie en malade, laissant Iphy figée devant le bacon pas-si-fumant et moi, nu debout sur chaise, en train d’éventer le détecteur de fumée avec un drap sans que ça aide à quoi que ce soit. Voyant que je ne sers à rien pour essayer de tromper le détecteur de fumée avec mes grands coups de drap, pensant à une alerte incendie généralisée et pensant au 1000$ se débiter de ma carte de crédit, j’ordonne à Iphy d’ouvrir la fenêtre davantage. Pensant que la fenêtre ne s’ouvre pas comme dans les hôtels, elle décide plutôt de noyer le bacon d’une grande qualité dans une assez grande quantité d’eau. On finit par se comprendre et Iphy court jusqu’aux fenêtres les ouvrir, mais quand même inquiète que ma nudité soit vue de tous dans la rue avec un son d’alarme qui, justement, attirerait l’attention sur moi qui gesticule comme un possédé devant le détecteur de fumée. Le détecteur trop détecteur se calme enfin. Le très peu de fumée qu’il y avait est parti. Nos coeurs battent en fou et comme le froid a envahi l’appartement je me dis que la crise est passée et que je pourrais fermer la fenêtre. Je ferme la fenêtre et la fenêtre au complet sort de ses rails et me tombe sur la tête sans se briser.

« Une maison en légo » comme disait Iphy.

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Le New Bowery Museum change les ardeurs mais qui me laisse un peu vide. De l’art contemporain qui m’allume presque toujours d’habitude, mais qui ne m’allume pas là.

S’en suit d’une longue marche de 2-3 heures.

Pour arriver au restaurant et microbrasserie 508.
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Très bon souper, un peu cher mais délicieux, agrémenté d’une visite du brasseur pour nous demander notre avis sur les bières. La stout impériale prend en une semaine de vieillissement en baril beaucoup du goût du whisky, c’est la limite.

Marche marche marche.

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The Stag’s Head est rempli à pleine capacité pour l’évènement pour Boulder, du Colorado. Un petit sampler de 4 bières ne nous enchantent pas plus qu’il faut. Notre dégustation était composée de : Une saison au miel très alcoolisée, la mojo risin’ double IPA mais qui prenait 10 minutes à servir tellement elle moussait, la Obovoid une stout à l’avoine sans rappeler celle de St-Ambroise mais en moins bonne et une autre qui m’échappe (Freshtracks wethops?). Le temps file et je dois me diriger vers ma projection au Anthology Film Archives.

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Le compte à rebours est amorcé.

Je prends possession de mon badge de réalisateur et le public fait son entrée. On a tous pu apprécier un bon petit programme de films coquins. C’était parfois inégal mais j’ai bien aimé One Nightstand et mon préféré était Mouthful. Zucht und ordnung, sélectionné à la Berlinale, c’était vraiment drôle et spécial, mais j’ose pas en dire plus ici. Le synopsis c’est déjà beaucoup.

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Petit Q&A. Séance de photo et on passait à la deuxième projection de la soirée, cette fois sous le signe du latex.

Cette projection là était, à mon humble avis, beaucoup plus inégale et ça allait beaucoup plus loin dans le monde du BDSM et du latex mais souvent au détriment de l’expertise audio/visuelle. Un drôle de voyage. Le film le plus « pop » c’était de loin Skinja. Clairement le genre de film qu’on verrait à Fantasia ou Spasm.

« You can’t spell assassin without ASS ».

Il est passé minuit et nous explorons le lower east side.
Après avoir mangé un bacon wrapped hot-dog avec de l’avocat et de la crème sûre au Crif Dogs. On passe devant un gars qui se met à nous jaser et je réalise qu’il prend sa pause cigarette devant le Proletariat, un micro bar de microbrasserie que j’avais vu dans un article du Timeout comme étant un des meilleurs nouveau bar de New York. Trouver sans chercher. Yesss.

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Micro comme dans « pas gros ». La photo c’était après le close, quand nous sommes entrés, un simple groupe de 4 personnes c’était assez pour bloquer tout le corridor.

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Il y a de très bonnes bières. Ça incluais le seul cask à n’avoir jamais existé de la black IPA au piment de Bronx Brewery. Un délice équilibré et piquant juste assez que même le barman ne pouvait s’arrêter de prendre.

Ça finit bien une soirée.

On réalise aussi que Ludlow, la rue où se trouve notre appartement, c’est un coin de nightlife vraiment intense.

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Job, Sorties, Voyage

Regard sur le Saguenay

J’avais prévu faire une virée de 3-4 jours au Saguenay pour le festival Regard sur le court métrage mais j’ai de belles tâches chez Ubisoft ici qui changent mes priorités dans mon horaire. Principalement, je n’ai pas réussi à loger ni Unobtanium, ni Sinusoïde au festival alors ce n’est que partie remise pour la visite du Saguenay. Avec Rimouski, Amqui et le Nord-du-Québec, c’est pas mal le secteur qui me reste à visiter au Québec même si j’ai fêté deux fois la St-Jean à Metabetchouan. J’ai hâte… parce que ça ne manque pas de microbrasseries non plus.

Hé, mais en marge du festival le 15 mars à 22:00 au Sous-bois à Chicoutimi j’ai toujours les mêmes deux films, Routine 2 et Dégâts d’eau, dans le programme Trailers 3.

Job, Sorties

Kino en mars

J’partais ce matin vers New York pour présenter un film au festival CineKink mais à Montréal demain il y a toujours Kino avec une soirée vraiment pas trop pire.

Bande annonce :
http://vimeo.com/60142457

Les oeuvres avec un gros O majuscule se tassent un peu ce mois-ci avec des films un peu plus fous et amusants ; Kino qui se fait du fun. 20 réalisateurs auront aussi essayé de se faire du fun avec le défi de musique pigée au hasard comme bande son mais comme c’est de la musique classique ça risque d’être plus un moment de beauté qu’une floppée de films/défis débiles. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Vendredi 1er mars 2013 au théatre Rialto.