04.04.13

Kino à ne pas manquer

Ajouté dans Culture pop, Engagé, Job, Sorties à 0:36 par admin

Tsé des fois je présente un film. Des fois c’est un film pas pire pentoute. Pis après j’essaye de le soumettre à des festivals. Ça marche bien, ou ça marche moins bien. Des fois le film est juste pas majeur. 1 ou 2 ans après, je finis par le mettre sur Synaptic.tv.

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Vendredi soir. C’est Sinusoïde. C’est mon petit préféré de la dernière année. Ça va être présente à Kino. Après le passage du film à Interfilm à Berlin au RVCQ et au FCVQ, j’ai même retapé la colo, refait des effets et coupé quelques frames. Je ne suis pas trop nerveux. Mais j’ai bien hâte de le présenter. Je suis content. Ça me ressemble. L’export final est en train de sortir pendant que j’écris ici. Pis la musique de Aliceffekt est juste malade. Mais anyway, c’t'un génie, c’pas compliqué. J’suis sûr qu’il code dans ses rêves.

Et pis voilà. Il y a un défi mensuel aussi. C’est un défi de film chorégraphique. Je m’étais lancé il y a 2 ans précisément dans cet espèce de tournage sur une montage de ski. Nous sommes arrivés à Gore à 2h de la fermeture avec des billets gratuits dans une saison presque terminée. Ça fait du tournage short and sweet ça. Le mois dernier. 2 ans après. Sans avoir réellement pensé à comment je ferais suite à ce tournage. La gang de Kino annonce le thème du défi que je n’avais pas entendu avant. Faute d’avoir été absent au meeting. Je flashe bein raide. 1+1. La suite de mon film à Gore c’est pour être une chorégraphie. Je call Simon Beaupré que je sais qu’il détient deux éléments dont j’ai absolument besoin. Je lui dis ce que je veux faire. La semaine d’après. Le 21 mars exactement, nous étions en train de suspendre Iphy après un plafond pour une chorégraphie rocambolesque. Ça passe vendredi à Kino. C’est déjà demain. C’est un défi chorégraphique. J’ai hâte aussi. J’ai l’impression que tous mes temps libres sont passés à finir ce film là qui a soudainement repris vie après 2 ans de rien du tout. Ça fitte dans le défi. Mon rendu n’est pas fini, je continue à jaser.
MovieClipping

C’est un défi que Gaba a aussi relevé. C’est son premier Kino.
MovieClipping-2
Une première projection de film publique. Mettons qu’elle fitte dans le thème avec son précédent clip. Iphy joue dedans. C’est traumatique. 12 minutes remaining à mon rendu. Je continue.

Jesse Malcolm Sweet présente un film. C’est un crisse de bon film. C’est en pellicule 16mm. Je suis brièvement dans le film. Je parle de moi et Iphy, c’est mon blog. Non?

Mais t’as des trucs de plein d’autres gens.
https://vimeo.com/63012621

Ça va être bon. Inégal. Spécial.

Mon rendu AFX est fini. Je balance ça dans Premiere et j’exporte. Dentiste demain 8hAM et après plein de merveilleuses choses secrètes (pas pour si longtemps) pour Ubi.

Après, c’est au Théatre Rialto à 8h30 pile.

12.03.12

Voyage à Beaupré et mise en demeure potentielle, suite.

Ajouté dans Engagé, Voyage à 14:19 par admin

Récapitulatif rapide : On va a Beaupré car on a gagné un voyage “gratuit” même si on suppose qu’on a plutôt été sélectionné pour une promo. Sur place, on reçoit une offre pour un plan de voyage de 39 ans au coût d’environ 9000$ au lieu de 16000$, à prendre immédiatement ou à laisser. Les promesses sont nombreuses quant au service mais sont dissonnantes des informations qu’on retrouve rapidement sur internet. Avant d’investir 9000$, ça prend du recul et la méthode de vente d’aide absolument pas à la confiance. On revient à Montreal, je documente ici la rencontre avec les vendeurs via un témoignage. C’est de l’information d’intérêt public légitimement placée sur le web. Je reçois un appel d’un nouveau propriétaire des lieux qui me menace de m’envoyer une mise en demeure si je ne retire pas mon témoignage et mes impressions. Je plaide que mon témoignage relate de faits vérifiables et que, bien que je décris mon malaise dans le bureau pendant la vente que je jugeais “à pression”, je ne dresse aucune conclusion. J’ai un appui légal professionnel là dessus. J’ajoute que s’il est le nouveau proprio et qu’il a un problème avec ces pratiques de vente, il devrait au moins changer de nom et changer de système pour ne pas trop se faire éclabousser par les actions de ses prédecesseurs et assurer un suivi avec les nombreux clients insatisfaits qui semblent encore dans le décor. Je ne sais pas c’est quoi son nouveau plan d’affaires, ou comment il veut changer, ou comment ça a déjà changé en 2 mois et il m’expose peu de tout celà. Ça s’agite un peu des deux côtés au téléphone mais il n’y a rien de dramatique. J’arrive au point où je lui dis que je vais retirer son nom complet de l’article et que si je vois que la compagnie fait encore des appels du genre pour les offres de voyage alors j’aurai la légitimité de remettre l’article intégral et le nom de sa compagnie car ce sera redevenu de l’information actuelle, donc d’intérêt public et d’actualité. On raccroche là dessus. Le monde continue à tourner.

C’est maintenant documenté par Radio-Canada à La Facture.
http://www.radio-canada.ca/emissions/la_facture/2012-2013/Reportage.asp?idDoc=257745
C’est probablement ce nouveau propriétaire qui m’a appelé qu’on voit dans le reportage.
Supplément d’information ici : http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/11/21/012-temoignage-vacances-temps-partage-club-vacances.shtml

Pour moi c’est un dossier clos. Mon témoignage existe dans l’espace temps où ça s’est produit, même si c’est sensiblement la même chose dans les témoignages qui datent de quelques années, et si le club voyages est vraiment dans une période de transition pour s’améliorer et bien les bons commentaires vont revenir d’eux-mêmes et tout le monde sera content. C’est pas compliqué.

07.13.12

Partir n’importe où édition Beaupré

Ajouté dans Aléatoire, Engagé, Ironie à 20:28 par admin

Retour en arrière : nous sommes en direction des cantons de l’est, 2 jours auparavant.

Dans la voiture, je reçois un appel qui m’annonce que suite à mon billet rempli à Star Academie j’ai gagné un voyage pour 2 en Floride, à Cancun ou au Mexique.

- J’ai jamais été à Star Academie, ça serait pas au Mondial de la bière à la place ?
- J’ai 50 coupons ici et je dois encore faire le ménage de tout ça, mais vous avez été choisi parmi 50 chanceux. Ça doit être le Mondial de la bière alors.

Ça commence bien au niveau du professionnalisme.

Un tirage, mais… non.

Je me rappelle bien de ce kiosque à l’entrée du Mondial de la bière où les employés nous invitaient vocalement à participer à un tirage d’un voyage pendant qu’une banderole en haut de leur tête faisait la mention que ce n’était pas un tirage mais plutôt d’une offre promotionnelle. Idem sur le coupon à remplir. Comme il faut faire affaire avec la Régie des alcools des courses et des jeux pour tout tirage, on voyait bien qu’ils se protégeaient légalement avec ces mentions pendant que les représentants se gênaient moins pour avoir un langage qui portait à confusion. Bien joué. Tirage… opportunité d’affaire… promotion… offre spéciale? Même chose.

Cueillette de renseignements additionnels

L’homme au téléphone continue à être étrange, maladroit et me pose plein de questions auxquelles je réponds avec des infos relevant heureusement du domaine public ; n’importe qui avec Google peut trouver mon code postal et mon occupation alors je ne suis pas trop tracassé par les questions. Je joue le jeu et j’apprends alors qu’on m’oblige à me présenter à un rendez-vous précis en couple à Beaupré pour réclamer mon prix offre promotionnelle. Comme nous étions pour passer par Québec après notre virée en Beauce je me suis dit qu’on pourrait aller chercher notre voyage “gratuit” qu’on annonce au téléphone comme ayant une valeur de 1500$. Rien est gratuit dans la vie, un dicton de merde qui sert pour l’exemple présent, car on savait très bien que c’était pour être accompagné d’un pitch de vente quelconque pour une durée annoncée de 50 minutes mais au nom de l’aventure on se dit que ça peut juste être drôle.

Fast-forward –> Weedon –> Thetford Mines –> Beauceville –> St-Georges –> Levis.

Ça y est, on doit commencer à se diriger vers Beaupré, l’heure du rendez-vous approche.
On reste pris à Lévis au même coin de rue avant le pont de Québec pendant 45 minutes. Ça augure mal.

Funny farm

Beaupré, le soleil est couché. L’endroit nous accueille et on nous dirige au sous-sol. C’est une fourmilière de vendeurs et nous passons une salle de conférence où il y a au moins 2 autres vendeurs qui s’affairent à expliquer le produit encore mystérieux pour nous à d’autres acheteurs potentiels. Nous arrivons dans un bureau sobre et la représentante commence. Avec les murs coquille d’oeuf, le tapis gris/bleu et des vendeurs partout, l’ambiance était jubilatoire. Quelque part au loin sur la planète de l’exécrable, un vendeur à pression avait une érection en imaginant cette scène.

Fin poésie.

La vendeuse ne se peut plus de partager ses émotions et nous arborons un sourire plus que sympathique à sa cause.

- Vous vous demandez c’est quoi la pogne?
- Bein…
- Non mais y a des gens qui viennent ici et qui sont en maudits et qui me demandent c’est quoi la pogne. Il n’y a pas de pogne, après notre rencontre vous allez avoir votre voyage gratuit et pour l’instant je vais vous parler d’un programme de voyage.
- Ah bon.

Ma réponse à elle dans ma tête :
- On est quand même là de plein gré par curiosité morbide et hasard géographique, je sais que ça a eu toujours l’air d’une pogne depuis le début et que ça a encore l’air d’une pogne. Fais juste m’expliquer ton shit.

Je résume librement : c’est un programme de voyage où tu payes un montant initial d’environ 9000$ pour faire partie d’une club élite de voyageurs pendant 39 ans et ensuite ton hébergement de voyage ne te coûte plus rien via un réseau de propriétés. La compagnie s’appelle RCI et l’endroit où on était est une sorte de revendeur et ou de locateur d’espace pour une autre compagnie. Il faut savoir qu’au début de la rencontre ils annoncent un prix de vente habituel d’environ 16000$ et qu’après avoir parlé en long et en large de RCI, ils baissent le prix à environ 9000$. Offre unique exclusive aux 50 sélectionnés qui est à prendre où à laisser ce soir là dans ce petit bureau, lecture du contrat incluse.

Les promesses vocales relatives faites à cet endroit et le système RCI qui ont été faites pendant ce rendez-vous ont été :

–> Chaque année, tu dois rester membre en payant environ 600$ qui donnent 50000 points de voyage à dépenser, déplaçables d’une année à l’autre lorsque non utilisés. En gros, si tu voyages 30 ans sur les 39 du programme (on ne peut pas toujours être en santé ou avoir des vacances pendant 39 ans de suite) j’arrivais à un coût du programme de 900$ par an. Ça c’est si la compagnie ne fait pas faillite entre temps et que tu ne manques pas un seul paiement annuel d’environ 600$. Évidemment, on nous dit que RCI existe depuis 1974 et que donc, c’est du solide. Je passe en revue avec la vendeuse mes calculs mais elle me dit que je calcule trop et préfère me montrer des vidéos de Las Vegas après s’être fait aider par une autre vendeuse parce que les internets c’est difficile pour elle.

–> Avec des vacances réservées entre 2 et 45 jours d’avance par téléphone avec la ligne 24h/24h de RCI, on nous garantit que tous les hôtels coûtent entre 5000 points et 9000 par semaine sur 50000 par an. On me confirme que ça peut faire autour de 6 semaines de vacances par an, en tout cas au minimum 5.5 semaines. Des centaines et des centaines de destinations affiliées sont exhibées dans un catalogue. Honnêtement, on avait beau être sceptique, il y avait pas mal d’endorphine secrétée dans nos cerveaux à ce moment là. Tsé, si c’est vrai… mettons ?

–> Tous les billets d’avion seront 30 à 50% moins chers. Si tu trouves moins cher ils équivalent le prix et enlèvent 10% au prix du billet. Ils dévoilent une page recto-verso avec tous les logos des compagnies aériennes et assurent être affiliées à toutes celles-ci. Je questionne le gérant sur le fait que si un rabais de 30% à 50% est appliqué aux achats de billets pour n’importe quelle compagnie aérienne, c’est impossible pour un usager de trouver un meilleur prix à moins que tous les prix du système sont déjà gonflés expressément pour les usagers de RCI. On m’assure que ce n’est pas le cas.

–> Tu peux être à l’improviste dans n’importe quelle ville et avoir du support 24h/24 pour se faire loger en échangeant des points. Exemple donné : euro-trip improvisé, tu débarques dans n’importe quelle ville d’Europe tu appelles la ligne 24h/2h et ils peuvent te loger dans un Hilton pour 1000 points. Avec 50000 points par an on peut alors conclure que ça peut faire 50 nuitées dans de grands hotels par an pour 900$ par an. 18$ la nuit dans un Hilton? J’ai fait répéter ce point 2 ou 3 fois à la vendeuse ET son gérant et on m’assure que c’est plausible, il suffit juste d’appeler à la ligne de support 24h/24 pour voir ce qu’ils ont. On m’assure que ce n’est pas un problème car ils sont affiliés avec une majorité des grands hôtels de ce monde. On demande alors nos options si nous voulons faire du camping plus sauvage.

- On était au salon du Véhicule Récréatif dernièrement, on a plein de camping associés aussi.

–> Aucune mention de frais supplémentaires. Je demande de voir une grille de prix et on me réfère toujours au catalogue avec le système mystérieux de points… mais qu’il ne faut pas se fier aux points écrits car c’est toujours entre 5000 points et 9000 points pour 7 jours d’hébergement lorsque c’est réservé 2 à 45 jours d’avance, pas le prix indiqué au catalogue. C’est contradictoire avec le point précédent qui assurait la capacité de réserver la journée même dans un voyage improvisé…

–> Pendant notre rencontre aucune mention n’a été faite que c’était une formule de vacances à temps partagé, ou du timeshare. Si ça en était.

Conclusion?

Je ne spéculerai pas sur leur service après-vente que je n’ai pas reçu comme il n’y a jamais eu de vente, l’avant-vente étant déjà assez pénible. Je vais donc laisser la parole aux autres :

L’office de la protection du consommateur du Québec a une section qui décrit quelques pratiques de vente familières.

Sachez que malgré ce que vous diront les vendeurs, le prix ne risque pas de monter en flèche dès le lendemain matin ; il s’agit d’une tactique qui ne vise qu’à vous faire signer au plus vite, sans vous laisser le temps d’y penser sérieusement.

D’autres vous feront miroiter la possibilité de gagner une croisière ou un voyage dans le Sud. [...] vous devrez assister à des présentations où des vendeurs expérimentés vous vanteront les avantages de la formule de vacances à temps partagé.

http://www.consumeraffairs.com/travel/rci.html
Un triste recueil d’histoires d’horreur avec RCI. Genre, au dessus de 130 histoires.

http://www.radio-canada.ca/emissions/la_facture/2009-2010/Reportage.asp?idDoc=100293
Royal Holidays qui utilise le système de points de RCI. Arguments de vente très familiers.

Les vendeurs prétendent que la compagnie possède 3800 hôtels dans 80 pays. Ils promettent aux nouveaux adhérents des rabais sur les coût des billets d’avion, une voiture à l’aéroport, un correspondant présent au Québec pour faire les réservations, etc. Vous payez vos vacances à l’avance pour les 30 prochaines années et fini les soucis.

Des témoignages sur Trip Advisor

Une longue conversation sur la page Facebook du festival western de St-Tite.

Un reportage sur la vente de Timeshares par ABC 20/20

Un recours collectif préparé via un appel sur la page de Expo Québec, où ils avaient aussi un kiosque.

C’est tu assez ?

Une conversation sur le numéro de téléphone utilisé pour les invitations?

Ils te disent que tu as 50 000 points annuellement et que chaque voyage d’une semaine coute entre 4500 et 9500 points. Finalement, les points varient davantage en 15 000 et 110 000. Il y en a quelques uns à peine à 9000. En plus, ils font signer une clause comme quoi tout ce qui a été dit verbalement a été mis par écrit. Mais dans les faits, c’est faux. Il y a pleins de frais cachés que tu apprends seulement quand tu reçois les papiers officiels deux mois après. Frais pour les semaines bonis, frais pour enregistrer un voyage, frais supplémentaires pour le tout inclus dans les hotels applicables.

Encore familier? Je vous conseille même de lire la réponse de la directrice marketing qui se met à insulter des clients insatisfaits. C’est du bonbon.

Si vous n’etes pas capable de bien réserver, on a des agents qui peuvent vous aidez a la place de dire nimporte quoi sur internet.Il y a 22 millions de membres a travers la planete donc c’est sur que y’en à qui sont capable de bien réserver depuis des années.

06.13.12

Projection Ti’Kino Gasy

Ajouté dans Engagé, Job, Vidéo, Voyage à 0:14 par admin

La journée commence et j’essuie encore la déception d’un disque dur égaré/volé en faisant un prémontage dans ma chambre d’hôtel. Sur l’heure du midi je rejoins Fano pour qu’il puisse écouter la conversation malgache de mes personnages principaux et qu’on puisse terminer le montage de cette partie là. Pas trop évident de monter seul un film dans une langue étrangère. Le travail se passe très bien et travailler avec lui c’est très agréable, par contre je dois faire des exports et un générique pour un autre film et je n’ai pas encore commencé les nombreux effets spéciaux sur mon film. Les heures passent et graduellement le kinolab se vide, les tables s’en vont et les chaises aussi. Ça me laisse moi sur un tabouret de bois et mon ordinateur sur deux caisses de bière en train de finir en catastrophe mes effets à temps pour la projection du soir devant la gare avec une équipe de tournage télé qui tente de rajouter de la vie dans le lab pour leur reportage. Le plan avait probablement l’air de ; la journaliste qui parle dans une pièce vide, moi dans la pire position de travail ever, et 4 autres personnes qui me regardent travailler qui avaient été placées dans le plan façon cinéma.


Devant la gare, le soleil se couche, la projection débutera bientôt.

Bingo, je quittes et me dirige vers l’institut français là où on m’apprend qu’il y a un délai avec la projection. Thomas Lesourd et moi partons finalement à la projection, ordinateurs à la main.




Ces photos qui viennent d’un album sur Facebook ont été prises par Tony Rakoto, n’ayant pas mon appareil pour immortaliser la soirée moi-même.

Une grosse projection avec près de 30 films. J’ai beaucoup plus de difficulté à retrouver des films projetés ce soir là sur internet que les films de Tuléar qui ont tous été mis sur le compte de AFTulear sur Youtube.

Voici ce que j’ai retrouvé :

Chacun son’art
http://www.synaptictv.com/medias/ChacunSonArt.mp4
Filmé en partie avec ma caméra et monté sur mon ordi. Super chanson choisie sur des images bien sympathiques.

9.8 Tamatave
http://dailysplice.com/play?s_id=1465656&ep_id=945444
Le film de Thomas Lesourd fait à Tamatave avant le Kabaret d’Antananarivo.

Et c’est tout ! Wrap party dans un club. On mange, on boit, on danse, c’est la folie.

TV5 Monde a fait une autre émission spéciale qui présente le festival. On peut la voir ici.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Continent-Noir/Episodes/p-21856-Festival-du-film-de-Madagascar.htm

06.06.12

Kino Kabaret Antananarivo partie 2

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Voyage à 15:25 par admin

La deuxième journée de Kabaret commence et c’est le rush dès le départ. Je n’ai toujours pas d’idée pour mon film mais je me laisse guider dans les tournages des autres pour aider.

Ça commence avec le film de Fano qu’on peut regarder ici.
http://www.youtube.com/watch?v=96cFT9mZ2nE
Comme premier film et premier Kabaret je pense que la recette est très bonne ; un concept gentil et drôle et rien de trop compliqué à tourner (en principe). En fait c’était vraiment plaisant participer à son film.


On commence dans un mini parc sur l’avenue de l’indépendance pour tenter de placer les personnages dans un décor paradisiaque. Il faut camoufler le fait que nous sommes sur un boulevard et qu’il y a des édifices partout autour.


Après on se transporte près d’un étang odorant, un marché, et lieu de rendez-vous de pétanque.

Lire le reste de ce texte

05.30.12

Le festival au Madagascar et le Ti’Kino Gasy

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 10:20 par admin

Un reportage à l’émission de TV5Monde de Continent Noir du 06/05/12 présente le festival et peut être regardé à l’adresse suivante :
http://www.tv5mondeplusafrique.com/chaine_info_continent_noir_
2_11_2_12.html#serie_info_continent_noir_2_11_2_12

Il faut choisir l’émission du 06/05/12 dans le menu parce que par défaut c’est la nouvelle émission. J’y suis au temps 9:14 avec le début de la partie sur le Ti’Kino Gasy. Ça met plus de contexte à ce que je raconte.

Lire le reste de ce texte

05.14.12

Kino Kabaret Tuléar, projection et adieux

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 0:35 par admin


De notre hôtel en marée basse.

La journée se remplit comme c’est pas possible et on tente de finir tous les films. Je me branche sur le projecteur et fait un atelier de montage en faisant le montage de mon film.

Je prends des photos avec Guénolé sur la plage pour son film et je trouve le moyen de les perdre. Il part les reprendre.


Fin de montage. Kossel qui apprenait aussi le programme de montage à partir de zéro et qui s’est retrouvé monteur sur pratiquement tous les projets. Héros moderne.


Hey, c’est bein cute ça.

Je me retrouve à faire du mix son de dernière minute sur le film “Dernier silence” (oh) et ça se trouve que derrière moi on a de la grande visite officielle. Je dépose mes écouteurs et on trinque à l’évènement avec du Fanta et du Bonbon anglais, on mange et Iphy et moi offrons une belle canne de Sirop d’érable canadien avec des biscuits à l’érable.



Verdict : après quelques grimaces le sirop d’érable c’est peu être trop sucré pour le Madagascar. Hehehe.

On se fait chanter un au-revoir épique comme j’ai jamais vu.

Et le groupe se calme un peu pour ré-attaquer ce qui nous reste à faire ; les autres vont déjà nous attendre dehors pour la projection. Le soleil se couche et encore des films sont en export et/ou sur le point d’être exportés. Il faut savoir que 3 ou 4 projets sont tous sur la même machine. C’est l’urgence pour le documentaire de Justin, qui est arrivé tard faire son export avec Kossel et qui ne retrouvait plus un fichier valide de son film. Son film n’a pas pu être présenté, pensant alors avoir regardé dans tous les fichiers. Crève coeur pour un film qui s’est compliqué sans cesse. Ça a été retrouvé (ou remonté du début) et c’est maintenant sur Youtube avec les autres films sur le compte de Aftulear. Ce n’est que quelques scènes mais ça donne une bonne idée : http://www.youtube.com/watch?v=g9ChL4mfEG4
Ignorez mon logo au début. Ils ne l’ont pas coupé au montage et j’avais juste un logo Kino annexé au mien sur un vieux film ;) .


Dernier export, 45 minutes d’écoulé et il y a maintenant une cinquantaine de personnes dehors. Andry fait jouer n’importe quoi en introduction.

On capote pendant les derniers moments de l’export.

PROJECTION!!!!!!
Beaucoup de travail, belle récompense de voir tout ça monté et terminé devant le public.

Voici donc la cerise sur le sundae.

- Un film vraiment cool fait par l’alliance française et nominé dans la catégorie “Meilleur réalisation -Fiction” aux Festival des Rencontres du Film Court 2012.

- Mon propre film Course Pousse

- Et mon coup de coeur de la projection, le film de Guénolé.
http://www.synaptic.tv/medias/J_apprends_a_lire.mp4

Vous pouvez lire son entrée de blog sur le Kabaret ici.
Et pour commenter le film je vous renvoie sur la page de la version originale Kabaret.

Faut dire que même si on listé comme producteurs j’avais aucune vraie idée de ce que j’allais voir dans le film à part pour le bout des photos animées que j’avais fait dans la journée. Tout le crédit est donc à Guénolé avec son film vraiment super.



Bye la gang! Merci à tous.

Merci aux organisateurs ; Nicolas Oudet, Andry Marc et Victor Mayot à Tana.
Une vraie belle aventure.

Et c’est même pas fini. Un deuxième Kabaret Kino nous attends encore dans la capitale.

05.13.12

Kino Kabaret Tuléar, partie 2

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 0:53 par admin

La nuit précédente, ils avaient déjà trouvé le temps de tourner ce court film dansant.
http://www.youtube.com/watch?v=0POfg1oKNDQ
C’t'un Kabaret, faut avoir du fun un peu!

J’arrive le matin, on regarde le dérushage de Justin qui parle de la pauvreté avec son reportage mais qui doit faire son film en s’étant fait mettre dehors de son lieu de tournage. À suivre.

Après quelques moments de préparation et d’aide sur les autres films j’ai une idée pour mon film et, avec l’aide de pratiquement tout le monde, on part en tournage pour 3 heures, 1 heure étant réservée simplement à se rendre sur les lieux du tournage et en revenir. Il fallait se rendre dans le quartier où je pourrais prendre un pousse pousse de Éric et qu’on puisse en emprunter un autre.

On ne prend que quelques prises de chaque action avec l’appareil photo dans les mains sans stabilisation additionnelle. En dépit de ça, d’un chien qu’on dérange beaucoup trop et de mon désir de faire ça vite, je trouve que ça se passe très bien. Les foules n’ont pas accouru pour nous regarder travailler et on a pu opérer sans avoir trop de regards sur nous.


Déraillement.

On revient et on croise une chicane de ménage assez violente. Je fais l’invisible. On boucle le tournage en se payant la traite de Fanta et de samosa comme si c’était la dernière bouffe sur terre. Faut dire que 2 heures à faire la course à 35 degrés pas d’eau c’est pas une idée de champion.

En arrivant je me retrouve à jouer dans un film comme professeur. Je pense que je suis encore plus terrible qu’en docteur avec mon cours de base improvisé et théorique sur les programmes de montage. Horrible.

Le film s’avère être bien bon (et comique) en dépit de ma performance.
http://www.youtube.com/watch?v=fqnCvF4BFyw

Les heures filent et on se court à gauche et à droite.


Prise de son pour Guénolé.

Montage, course, souper et la nuit tombe.

La fatigue gagne Iphy et elle part vers 20h30 et je décide de rester jusqu’à environ 21h30. Andry escorte Iphy jusqu’à l’hôtel pour ce premier voyage. Bien que nous avions eu des compagnons pour la majorité de nos déplacements en soirée, là c’était un peu différent et nous avions réellement une escorte obligatoire.

Début de l’histoire morbide.
http://www.slateafrique.com/85773/madagascar-criminalite-une-jeune-francaise-tuee-sur-la-plage
Des gens avaient bel et bien retrouvé morte, dénudée et mutilée une française de 31 ans propriétaire avec son mari d’un restaurant tout près de l’alliance française. Son mari était toujours porté disparu et on parlait de bâtons et/ou de pieux ensanglantés retrouvée près. Dès notre arrivée à Tuléar nous cherchions un restaurant pour souper et ce restaurant nous avait invité des yeux sans qu’on arrête notre choix dessus. Le lendemain nous tentons d’y aller et… c’était fermé. Ils étaient portés disparus. Tout ça pour dire qu’Andry et Nicolas Oudet, Directeur de l’Alliance Française de Tuléar avec qui je correspondais depuis le début du Québec pour coordonner ce voyage à Tuléar, s’inquiétaient pour nous. Nous avions eu la chance de prendre un verre avec Nicolas Oudet au Sakamanga quelques jours plus tôt à Antananarivo. Il s’occupait de nous à distance vu sa convalescence d’une attaque sauvage, et l’article le mentionne en bas de page, qui l’a laissé carrément pour mort sur environ la même plage. Genre, le crane ouvert.

Bref, c’était chaud.

Et entre le départ de Iphy à 20h30 et le mien 1h plus tard un touriste s’est fait braquer devant l’alliance française avec le gardien ne pouvant pas vraiment intervenir vu les armes et le nombre d’attaquants.

Bref, c’était chaud.

Dans la zone entre l’alliance française et notre hôtel il y avait toujours un bout sans lampadaires qui devenait spécialement funky et obscur. Je trouve alors le moyen de m’ouvrir le pied d’un bon 5 cm sur un panneau de signalisation tronçonné au sol.

“Iphy sort le rhum”

Et on a désinfecté mon pied plein de sang avec du rhum.

Bref, c’était chaud.


Le lendemain, sec et refermé.

05.12.12

Kino Kabaret Tuléar, partie 1

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 3:52 par admin

Ça y est : le méga-post sur le Kabaret lui-même. Ça fait un long préambule pour arriver au vrai travail!

Le lendemain on profite très brièvement de notre terrasse perso pour déjeuner.

On part sur le tournage de Éric près de la plage sur le terrain de Safari Vezo, une boutique offrant des expéditions maritimes. Le film c’est une jolie et brève histoire entre mère et fille qu’Éric a tourné avec ma Kodak Playsport.

Malheureusement pour lui, et pour nous tous, le son est sorti vraiment tout croche de la caméra et il a dû redoubler son film. C’était probablement les premiers signes de fatigue de la caméra qui a rendu l’âme quelques jours plus tard… Pour lui c’était aussi une première expérience de montage vidéo. C’est déjà pas simple d’apprendre Adobe Premiere pour faire un montage traditionnel, faire un travail de son en post-production et de doublage c’est doublement difficile.

Le résultat lors de la projection :
http://www.youtube.com/watch?v=6UQaUG-HZTA

Sweet!

Kossel en profite pour faire un photoshoot avec les gens présents.


Il y a bien une cinquantaine de photos de tout le monde.


Wrap up.

On enchaîne avec le film de Haja, à droite ici sur la photo.

Comme on doit se partager 3 caméras (2 à moi) et que la JVC est partie je prends évidemment ma Canon T2I et partage le cadrage avec Guénolé.


On transforme le corridor en couloir d’hôpital où j’aurai la lourde tâche d’apprendre à la famille le décès de quelqu’un avec ma tête frisée pas crédible.


Haja gère son plateau.


Moé je place des néons.


Tournage Kino en vitesse = Un Zoom H4 laissé sur la table.

Le résultat : http://www.youtube.com/watch?v=1vHZL2OxDn4

À suivre.

05.11.12

Tuléar, Madagascar

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 8:48 par admin

Nous arrivons dans la ville vers 15h. À la gare de taxi, Andry s’est bien occupé de nous avec un taxi sous forme de voiture, le dernier qu’on reverra avant un bon moment étant donné l’omniprésence des pousse-pousse. Direction hotel en sprint. Pas le temps de se reposer du voyage, on a les participants à rencontrer à l’Alliance Française avec sa bibliothèque en forme de base lunaire.

Quelle belle gang nous attends.

Vu notre retard ils ont déjà pris un peu d’avance sur les scénarios et certaines équipes sont déjà prêtes à aller tourner quand ce n’est pas déjà fait. J’écoute attentivement tous les projets et tout m’enchante. C’est excellent parce que commencer à donner des indications sur un scénario c’est quelque chose de très subjectif et même si ma venue inclue ce genre d’intervention je peux me réjouir que chacun à quelque chose à raconter et que ça se raconte bien dans un format de court métrage traditionnel avec un début, une chute et une fin adéquate. Après tout c’est les Malgaches qui ont quelque chose à raconter à ce moment là, pas moi. On prend le reste de la journée pour se connaitre davantage. J’ai encore la tête vide quant à mon propre scénario à tourner éventuellement après avoir aidé les autres. Le soleil se couche d’un coup vers 18h et la fatigue nous gagne pas longtemps après. À Tuléar ça donne vraiment l’impression que le soleil se couche en maximum 15 minutes. Il fait clair et soudainement, plus rien. Avec l’électricité dans les rues qui est inégale, ça devient quelque chose de particulièrement comique alors que les organisateurs et Malgaches ne semblent pas être chaud à l’idée qu’on se promène sans accompagnement dans les rues la nuit. Ça donne une situation où si tu es au bout de la ville et que le soleil se couche… tu TE DÉPÊCHES EN CRISSE.

À l’hotel, on se trouve plein de jolis copains Gekko.

C’est super cool ! Dodo.

05.10.12

Taxi-brousse!!!

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3 paysages typiques


Zébus partout.


Montagnes incroyables près de la capitale.


Grandes étendues dans le sud.

En 24 heures tu t’arrêtes un nombre assez limité de fois. Autant dire qu’il ont l’expertise de ne pas trop perdre de temps sauf quand ils acceptent une livraison en cours de route vers une autre ville que Tuléar. Vu la qualité des routes qui est variable, il y a de longs moments où la route est neuve et que tu peux faire du 70-90 km/h mais le reste du temps, si ce n’est pas les longues côtes qui font souffrir le moteur du van c’est les nids de poule qui ont l’air de cratères qui forcent à slalomer en fou ou bien simplement de s’immobiliser pour réussir à les franchir. La nuit, les taxi-brousse doivent s’attendre et former un convoi d’au moins 8 parce qu’il y a des attaques de taxi-brousse dans les coins isolés. En dormant la nuit, le taxi-brousse allait vite et sa roue est sortie de la chaussée, le faisant valser sur 3 roues pendant quelques secondes. On était près de faire des tonneaux. 2 minutes après, tout le monde était rendormi. De jour sur la route, on a aussi vu des gens qui devaient débarquer de leur taxi-brousse afin que le véhicule arrive à monter une côte. Pendant 24 heures, des gens qui inspectent leur moteur sur le bord de la route ou qui sont en train de changer un pneu, on les compte en dizaine. Ça et les troupeaux de zébu qui partagent la route avec nous.

Dire que Google estime cette route à environ 12 heures en voiture. Pour ça faut être en 4×4 et prendre toutes les bosses à pleine vitesse.

Ça nous fait passer par la très chouette Antsirabe (avec le brasseur de la meilleure bière “Three Horses Beer”), Fianarantsoa, Ihosy, Ilakaka la ville du saphir qui est dans un boom digne du far-west.

Je vais le dire carrément : dans le sud, la vie a l’air beaucoup plus difficile. Genre, beaucoup. Notre visite dans le nord à la fin du voyage renforcera infiniment cette impression. Tuléar on arrive.

05.09.12

Départ pour Tuléar

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Sorties, Vidéo, Voyage à 1:43 par admin

Un autre levé qui se fait autour de 7h-8h. Notre départ de taxi-brousse étant encore à 14h30 ça nous laisse du temps pour explorer un autre coin de la ville. On se lance vers le Lac Anosy, à ce qui m’apparaît être le centre de la ville.

Ça fait une belle longue marche qui nous fait découvrir un parc de la ville autour du lac, un trottoir que seuls les militaires peuvent emprunter et surtout des garages hallucinants où métal tordu, ferrailles, soudeurs en action, ateliers et comptoirs de service sont tous empilés les uns par dessus les autres. On continue à marche vers le stade.


Plus cool que Hollywood.

On prend des ruelles et escaladons lentement la ville. Après une bonne heure ça nous emmène près du palais royal où deux guides imposent leurs services.

On se fait évidemment taxer notre exploration par les guides (5000 Ariary chacun) et partons en vitesse vers notre taxi-brousse à la station.


Beaucoup d’énergie ; ça grouille de partout pour charger les gens et les marchandises.

Le chauffeur du taxi-brousse nous demande un 20000 Ariary (10$CAN) supplémentaire surprise à cause du poids de nos sacs. On réussit à négocier 10000 Ariary en lui disant que le sac de Iphy ne pèse pas plus que 15 kilos selon la balance de l’aéroport (et c’était vrai). Ça en devient drôle.

Après 3 heures de chargement (et déchargement, et chargement, et déchargement), on part! Il est 17h30.


Le van à droite, c’est le nôtre. Il y a 4 rangées de 4 minuscules sièges + 3 places pour des conducteurs à l’avant. Nous étions finalement 22 à l’intérieur de ce van. Ça fait 3 rangées de 5, une rangée de 4 et les 3 à l’avant. ROCK AND ROLL pendant les 24 prochaines heures.

05.08.12

Madagascar, arrivée à Antananarivo.

Ajouté dans Engagé, Job, Photo, Vidéo, Voyage à 19:39 par admin

J’ai une belle étampe de visa “affaires” dans mon passeport provenant de l’embassade du Madagascar au Canada.

Les affaires en question c’était d’aller animer un atelier Kino à Tuléar en collaboration avec l’Alliance Française de Tuléar et l’Institut Français dans la capitale Antananarivo pour les 7eme rencontres du film court du Madagascar. C’était donc un voyage en deux partie avec une arrivée au Madagascar qui dès mon arrivée, allait nous faire parcourir, Iphigénie et moi, 1000km en 24 heures dans un taxi brousse pour atteindre Tuléar et avec une deuxième partie de retour dans la capitale pour un Kabaret Kino plus traditionnel avec une centaine de participants qui ont le seul but de produire des films. Pour la première étape nous ne sommes pas les seuls à être envoyé dans une contrée du Madagascar pour animer un atelier. Il y a un Réunionnais vraiment cool qui s’appelle François, une française, Thomas Lesourd et un autre Québécois, Marc Tawil. Avec des destinations comme Antsirabe, Mahajanga ou Tamatave, je pense que personne n’était aussi loin que nous par contre. 1000 km au Madagascar en taxi-brousse, C’EST LOIN … mais c’est l’aventure !

On débarque de l’avion vers 22h30 avec une bonne petite chaleur et de l’humidité qui nous change amplement du Québec. La fatigue aidant, nous prenons la décision de ne pas sortir la première nuit et dormons presque paisiblement à notre dans notre belle petite chambre. L’excitation est grande.

Nous n’avons qu’une matinée devant nous dans la capitale avec un départ en taxi brousse à 14h30, mais comme le soleil se lève vers 5 heures ça nous laisse en principe 7 heures de visite avant de partir.


Les montagnes remplies de maisons c’est ce qui frappe dans la ville. C’est vraiment beau.

C’est le dimanche de Paques et les gens sont partout dans les rues. C’est des centaines de milliers de personnes qui sont à la fête et tout est fermé. Encore une fois c’est super énergique et les piétons sont rois.

Nous faisons les marchés et allons nous perdre à des endroits où, après coup, on avait pas trop d’affaire là. Ruelles et dédales cachées, kiosques sans fin, on est en mode observation. Tout est magnifique mais la pauvreté est omniprésente. De jeunes, et moins jeunes, mères nous poursuivent sans cesse et nous achetons finalement la paix avec des billets qui traînent dans nos poches. On s’habitue instantanément à ne jamais stopper pour regarder le paysage et toujours avoir l’air de savoir où on va. Tout le monde nous conseillant de ne pas traîner de sac à main, de sac banane, de sac en bandoulière ou de n’importe quoi d’autre qui attirerait l’attention ça nous fait une ballade légère et calme, considérant que j’ai souvent mon maudit sac d’appareil photo dans le dos et que c’est encombrant. Évidemment que je réussis à prendre subtilement quelques photos et vidéos avec la Playsport.

Notre taxi nous prend à l’hôtel vers 1h15.
Quelques clips sont tournés dans le taxi en route. On se fait ensuite dire que les cris qu’on peut entendre dans le tunnel sont des gens de la région qui sont venus pour Paques et qui sont pas habitués à voir des tunnels. C’est vrai que c’est lefun en maudit faire de l’écho dans un tunnel.

Surprise (mais pas vraiment), notre taxi brousse est lui aussi à la relâche et, bien que notre place aille été payée d’avance pour cette journée précisément, pas moyen de négocier le départ. On se retrouve automatiquement une journée en retard pour animer l’atelier à Tuléar et pris avec tous nos baggages dans un endroit loin d’être familier (mais qui le deviendra). Après m’être fait escroquer de 20000 Ariary (10$CAN) pour réussir à placer un appel téléphonique à Victor, qui nous avait accueilli la veille à l’aéroport et qui s’occupait de nos déplacements, il nous renvoie un taxi et nous invite à le rejoindre après avoir redéposé nos bagages à l’hôtel. Là bas, une deuxième surprise nous attend. Le gérant et propriétaire de l’hôtel a loué notre chambre à des amis, étant persuadé que notre départ signifiait la fin de la location même si Victor avait réservé la chambre pour 3 jours en vue de la venue des autres Kinoites. Comme dans les meilleures histoires, le reste de l’hotel est complet. On grimpe dans le taxi et on finit au Sakamanga, un très cool hotel touristique dans lequel on paye en Euro (32Euro) au lieu d’en Ariary, donc cher en comparaison mais pas cher comparé à n’importe quelle autre grande ville européenne.


On rejoint Victor, passons un peu de temps autour d’une piscine et faisons la connaissance avec sa voiture qui venait probablement de recevoir un plein d’essence coupé à l’eau. J’ai jamais entendu autant de pistons travailler dans le vide qu’avec ce char là.

On se rejoint en soirée pour manger de la langue de zébu et danser dans un club qui s’appelle Le Glacier, réputé depuis 30 ans pour ses soirées chaudes… et ses …euh… prostituées au bar. Mine de rien c’est quelque chose qui sera aussi récurrent dans les endroits nocturnes touristiques et qui me donnera finalement une idée pour mon propre film…

03.05.12

Comment dynamiser les gaz de schiste

Ajouté dans Engagé, Vidéo à 16:44 par admin

Voici mon remix fait pour le défi Kino de la soirée du 2 mars 2012.

http://www.youtube.com/watch?v=VHR8RurwOtI

C’est Simon Beaupré qui m’a battu, avec raison, avec un remix qui s’appelait Evil James Bond versus Titanic…

02.18.11

Les robots

Ajouté dans Culture pop, Engagé, Vidéo à 11:15 par admin

Watson a gagné Jeopardy. 3 émissions assez comiques saupoudrées de segments sur la création de Watson et les challenges linguistiques. Même si ces segments ont carrément l’air sortis d’un infomercial pour IBM, c’est saisissant le travail accompli.

Les 3 émissions sont ici sur Youtube.

Parlant de robot, j’ai fait un arrêt à la Cinérobothèque de l’ONF et avec le support numérique c’est de plus en plus rare de voir le robot se déplacer. Quoi qu’il en soit, la gratuité de la Cinérobothèque en fait un arrêt facile et relaxant (avant d’aller au St-Bock disons). Mes suggestions :

Le monde selon Monsanto
L’affaire Coca-Cola
et
Nollywood Babylon

Pour regarder plein de nudité en public il y a toujours Autopsie d’un film érotique.

02.14.11

Un ptit buzz

Ajouté dans Engagé, Ironie, Vidéo, Voyage à 22:50 par admin

Pour faire suite au post du Tourisme internet, j’ai eu un drôle de petit buzz avec la playlist suivante :

1. Le guide de la Corée du Nord.
J’ai eu l’occasion de l’écouter une deuxième fois avec Iphy. J’ai aussi relu en partie le récit d’un autre voyageur qui a vécu environ le même voyage pour faire les comparaisons avec le vidéo.

2. Le reportage de France 2 sur l’empire Samsung en Corée du sud.
Vu il y a quelques semaines. C’est autant épeurant qu’impressionnant pour des raisons complètement différentes. J’ai vraiment hâte de visiter Séoul ; c’est sur ma liste.

3. La bande annonce de Homefront.
J’me fous pas mal du jeu mais le rythme de la bande annonce est prenant et le mélange de réalité et de projection fantaisiste (implausible) écrite par John Milius (a inspiré Walter dans le Grand Lebowski??!??) m’a donné des frissons. J’ai eu un SUPER buzz en fait.

2 autres docus pour dormir weird.
Blind spot (Parle de la fin de notre ère. Avant Peak-Oil vs. Après Peak-Oli. Intégral sur Youtube)
Science Under Attack (intégral sur Youtube, intéressant mais je l’avais confondu au départ avec “Scientists Under Attack” que je veux absolument voir)

02.03.11

Kino demain. Rialto+Party

Ajouté dans Engagé, Musique, Sorties, Vidéo à 8:59 par admin

Venez fêter le 12ème anniversaire de Kino lors de sa Projektion mensuelle spéciale du vendredi 4 février 2011, présentée au Théâtre Rialto (5723, Du Parc), nouveau lieu des soirées mensuelles.

En plus d’une programmation régulière allégée, Kino vous concocte un soirée spéciale avec un DJ Set!

Je présente “Viandage” mon nouveau film de chasse viril et je suis aussi le nouveau directeur de la programmation des soirées mensuelles et je peux vous dire que ça va être une très bonne soirée diversifiée.

01.28.11

Du tourisme internet.

Ajouté dans Aléatoire, Engagé, Vidéo, Voyage à 5:30 par admin

Pensant encore à l’Europe et en attendant de retourner à New York d’ici deux semaines j’écoute les fantastiques guides de voyage de Vice, le magazine que j’adore (et toujours sur mon bol de toilette depuis le début de mon CEGEP).

www.vbs.tv/en-ca/watch/the-vice-guide-to-travel

Je n’avais jamais pris le temps de les écouter et que constate qu’en terme de sujets offbeat et dangereux il sont forts… vraiment forts. C’est pas très dangereux les DO & DON’T finalement.

Le programme sur le Libéria est complètement malade avec son général de guerre converti au Christianisme qui mange des enfants frais, les horribles bidonvillois high sur l’héroine qui se vantent de viols et autres atrocités humaines. Une chance que les animateurs ont un sens de l’humour absurde et du timing. Pas étonnant que CNN poussent leur contenu unique aussi parce que j’imagine mal Anderson Cooper sauver des enfants dans ce coin là.

Le guide de la Corée du Nord m’a fait rire aux larmes une bonne couple de fois. Ils sont complètement sur une autre planète. Comme Shane Smith résume si bien à la fin, la Corée du Nord c’est une machine à voyager dans le temps pour aller en union soviétique en 1950. Se taper toutes les étapes étranges de la série vaut la peine encore plus quand on voit la finale renversante. Et je ne parle pas de soudaine catastrophe mais bien d’un trip mégalomaniaque inégalé, la cerise géante sur le sundae. Parenthèse sur un autre trip de mégalomanie : un court vidéo de 13 minutes sur le plus gros centre commercial au monde en Chine qui est pratiquement inoccupé depuis 2005.

L’émission sur la guerre de la Vodka entre la Pologne et la Russie est enrichissante et plus calme que les autres ; pas de cannibalisme au moins. C’est simple, toutes les émissions sont super mais on ne voit malheureusement pas vraiment d’animaux mutants dans l’émission de Chernobyl (excellente!) ou le maudit dinosaure au Congo (absurde).

Chez ma mère à Grand-Mère j’avais du temps à tuer et j’ai trouvé quelques épisodes sur-demande de Transsibérien, mon amour à propos de cette ligne de train que je ne connaissais pas beaucoup. J’ai bien aimé regarder ça du coin de l’oeil (le rythme lent et le côté personnel de l’émission suggèrent de faire autre chose en même temps). Pour les weirdos c’est possible de se claquer le voyage de train de 9226 km en temps réel sur google.

Ok, j’écoute trop de patentes sur internet, je retourne travailler.

01.05.11

Berlin jour 6 (jour)

Ajouté dans Culture pop, Engagé, Photo, Voyage à 6:56 par admin

31 décembre

Nous sommes au musée DDR qui archive le mode de vie socialiste et le fonctionnement de la Deutsche Demokratische Republik. D’être à Berlin il faut absolument faire ce musée qui se veut le plus interactif possible. Parlant d’interactivité, un visiteur a fait caler une Trabant et j’ai jamais réussi à la faire repartir.

Il y a quelque chose de saisissant avec la notion d’attendre une bonne partie de sa vie pour avoir une Trabant et ensuite apprendre par coeur son fonctionnement par nécessité de la réparer sans cesse et par certitude de ne jamais avoir un autre véhicule que celui là. L’amour/haine pour le char doit être grand.

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11.17.10

Jouer à la cachette

Ajouté dans Aléatoire, Engagé à 13:10 par admin

Parce quand ton moteur de voiture miaule c’est pas parce que t’as accroché un mauvais bouton.

Hier soir Iphy entend un chat miauler à répétition à pied en chemin vers mon appartement. Elle n’arrive pas à le localiser et entre chez moi pour me parler du miaulement mystérieux et m’offrir de repartir à sa recherche car les miaulements sonnent plus comme des appels à l’aide. En ressortant, le chat ne se fait plus entendre. Iphy marche un peu et croise plutôt un chien errant apeuré qui se sauve lui aussi à son tour.

La vie continue.

Le lendemain, ce matin, elle part de chez moi et sa voiture se met à miauler à l’aide après quelques mètres. Craintive d’y trouver un chat blessé en dessous ou dans le moteur elle m’appelle pour que je collabore à son sauvetage. On ouvre simplement le capot et on trouve en effet le petit habitant du moteur reculé dans un minuscule coin par dessus le réservoir de lave-vitre. Le petit grelotte et Iphy en a pris soin.

Remarquez que je n’ai pas fait de tentative de lolcats.


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