Culture pop, Engagé, Photo, Voyage

Москва : La fois ou j’ai vu une sorte de TED talk en plein air sans payer.

Un peu pompette, on se sent naturellement attirés par un district artistique de soirée/whatever.

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C’est là. Peu importe la définition de « là ».

Une fois « là », ça prend tout son sens sous la forme de la Strelka Institute.
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C’était à propos de beaucoup de choses qu’on savait mais des parties hallucinantes sur comment faire des meubles en viande. Genre.

Culture pop, Engagé, Job, Sorties

Kino à ne pas manquer

Tsé des fois je présente un film. Des fois c’est un film pas pire pentoute. Pis après j’essaye de le soumettre à des festivals. Ça marche bien, ou ça marche moins bien. Des fois le film est juste pas majeur. 1 ou 2 ans après, je finis par le mettre sur Synaptic.tv.

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Vendredi soir. C’est Sinusoïde. C’est mon petit préféré de la dernière année. Ça va être présente à Kino. Après le passage du film à Interfilm à Berlin au RVCQ et au FCVQ, j’ai même retapé la colo, refait des effets et coupé quelques frames. Je ne suis pas trop nerveux. Mais j’ai bien hâte de le présenter. Je suis content. Ça me ressemble. L’export final est en train de sortir pendant que j’écris ici. Pis la musique de Aliceffekt est juste malade. Mais anyway, c’t’un génie, c’pas compliqué. J’suis sûr qu’il code dans ses rêves.

Et pis voilà. Il y a un défi mensuel aussi. C’est un défi de film chorégraphique. Je m’étais lancé il y a 2 ans précisément dans cet espèce de tournage sur une montage de ski. Nous sommes arrivés à Gore à 2h de la fermeture avec des billets gratuits dans une saison presque terminée. Ça fait du tournage short and sweet ça. Le mois dernier. 2 ans après. Sans avoir réellement pensé à comment je ferais suite à ce tournage. La gang de Kino annonce le thème du défi que je n’avais pas entendu avant. Faute d’avoir été absent au meeting. Je flashe bein raide. 1+1. La suite de mon film à Gore c’est pour être une chorégraphie. Je call Simon Beaupré que je sais qu’il détient deux éléments dont j’ai absolument besoin. Je lui dis ce que je veux faire. La semaine d’après. Le 21 mars exactement, nous étions en train de suspendre Iphy après un plafond pour une chorégraphie rocambolesque. Ça passe vendredi à Kino. C’est déjà demain. C’est un défi chorégraphique. J’ai hâte aussi. J’ai l’impression que tous mes temps libres sont passés à finir ce film là qui a soudainement repris vie après 2 ans de rien du tout. Ça fitte dans le défi. Mon rendu n’est pas fini, je continue à jaser.
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C’est un défi que Gaba a aussi relevé. C’est son premier Kino.
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Une première projection de film publique. Mettons qu’elle fitte dans le thème avec son précédent clip. Iphy joue dedans. C’est traumatique. 12 minutes remaining à mon rendu. Je continue.

Jesse Malcolm Sweet présente un film. C’est un crisse de bon film. C’est en pellicule 16mm. Je suis brièvement dans le film. Je parle de moi et Iphy, c’est mon blog. Non?

Mais t’as des trucs de plein d’autres gens.
https://vimeo.com/63012621

Ça va être bon. Inégal. Spécial.

Mon rendu AFX est fini. Je balance ça dans Premiere et j’exporte. Dentiste demain 8hAM et après plein de merveilleuses choses secrètes (pas pour si longtemps) pour Ubi.

Après, c’est au Théatre Rialto à 8h30 pile.

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Projection Ti’Kino Gasy

La journée commence et j’essuie encore la déception d’un disque dur égaré/volé en faisant un prémontage dans ma chambre d’hôtel. Sur l’heure du midi je rejoins Fano pour qu’il puisse écouter la conversation malgache de mes personnages principaux et qu’on puisse terminer le montage de cette partie là. Pas trop évident de monter seul un film dans une langue étrangère. Le travail se passe très bien et travailler avec lui c’est très agréable, par contre je dois faire des exports et un générique pour un autre film et je n’ai pas encore commencé les nombreux effets spéciaux sur mon film. Les heures passent et graduellement le kinolab se vide, les tables s’en vont et les chaises aussi. Ça me laisse moi sur un tabouret de bois et mon ordinateur sur deux caisses de bière en train de finir en catastrophe mes effets à temps pour la projection du soir devant la gare avec une équipe de tournage télé qui tente de rajouter de la vie dans le lab pour leur reportage. Le plan avait probablement l’air de ; la journaliste qui parle dans une pièce vide, moi dans la pire position de travail ever, et 4 autres personnes qui me regardent travailler qui avaient été placées dans le plan façon cinéma.


Devant la gare, le soleil se couche, la projection débutera bientôt.

Bingo, je quittes et me dirige vers l’institut français là où on m’apprend qu’il y a un délai avec la projection. Thomas Lesourd et moi partons finalement à la projection, ordinateurs à la main.




Ces photos qui viennent d’un album sur Facebook ont été prises par Tony Rakoto, n’ayant pas mon appareil pour immortaliser la soirée moi-même.

Une grosse projection avec près de 30 films. J’ai beaucoup plus de difficulté à retrouver des films projetés ce soir là sur internet que les films de Tuléar qui ont tous été mis sur le compte de AFTulear sur Youtube.

Voici ce que j’ai retrouvé :

Chacun son’art
http://www.synaptictv.com/medias/ChacunSonArt.mp4
Filmé en partie avec ma caméra et monté sur mon ordi. Super chanson choisie sur des images bien sympathiques.

9.8 Tamatave
http://dailysplice.com/play?s_id=1465656&ep_id=945444
Le film de Thomas Lesourd fait à Tamatave avant le Kabaret d’Antananarivo.

Et c’est tout ! Wrap party dans un club. On mange, on boit, on danse, c’est la folie.

TV5 Monde a fait une autre émission spéciale qui présente le festival. On peut la voir ici.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Continent-Noir/Episodes/p-21856-Festival-du-film-de-Madagascar.htm

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Kino Kabaret Antananarivo partie 2

La deuxième journée de Kabaret commence et c’est le rush dès le départ. Je n’ai toujours pas d’idée pour mon film mais je me laisse guider dans les tournages des autres pour aider.

Ça commence avec le film de Fano qu’on peut regarder ici.
http://www.youtube.com/watch?v=96cFT9mZ2nE
Comme premier film et premier Kabaret je pense que la recette est très bonne ; un concept gentil et drôle et rien de trop compliqué à tourner (en principe). En fait c’était vraiment plaisant participer à son film.


On commence dans un mini parc sur l’avenue de l’indépendance pour tenter de placer les personnages dans un décor paradisiaque. Il faut camoufler le fait que nous sommes sur un boulevard et qu’il y a des édifices partout autour.


Après on se transporte près d’un étang odorant, un marché, et lieu de rendez-vous de pétanque.

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Le festival au Madagascar et le Ti’Kino Gasy

Un reportage à l’émission de TV5Monde de Continent Noir du 06/05/12 présente le festival et peut être regardé à l’adresse suivante :
http://www.tv5mondeplusafrique.com/chaine_info_continent_noir_
2_11_2_12.html#serie_info_continent_noir_2_11_2_12

Il faut choisir l’émission du 06/05/12 dans le menu parce que par défaut c’est la nouvelle émission. J’y suis au temps 9:14 avec le début de la partie sur le Ti’Kino Gasy. Ça met plus de contexte à ce que je raconte.

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Kino Kabaret Tuléar, projection et adieux


De notre hôtel en marée basse.

La journée se remplit comme c’est pas possible et on tente de finir tous les films. Je me branche sur le projecteur et fait un atelier de montage en faisant le montage de mon film.

Je prends des photos avec Guénolé sur la plage pour son film et je trouve le moyen de les perdre. Il part les reprendre.


Fin de montage. Kossel qui apprenait aussi le programme de montage à partir de zéro et qui s’est retrouvé monteur sur pratiquement tous les projets. Héros moderne.


Hey, c’est bein cute ça.

Je me retrouve à faire du mix son de dernière minute sur le film « Dernier silence » (oh) et ça se trouve que derrière moi on a de la grande visite officielle. Je dépose mes écouteurs et on trinque à l’évènement avec du Fanta et du Bonbon anglais, on mange et Iphy et moi offrons une belle canne de Sirop d’érable canadien avec des biscuits à l’érable.



Verdict : après quelques grimaces le sirop d’érable c’est peu être trop sucré pour le Madagascar. Hehehe.

On se fait chanter un au-revoir épique comme j’ai jamais vu.

Et le groupe se calme un peu pour ré-attaquer ce qui nous reste à faire ; les autres vont déjà nous attendre dehors pour la projection. Le soleil se couche et encore des films sont en export et/ou sur le point d’être exportés. Il faut savoir que 3 ou 4 projets sont tous sur la même machine. C’est l’urgence pour le documentaire de Justin, qui est arrivé tard faire son export avec Kossel et qui ne retrouvait plus un fichier valide de son film. Son film n’a pas pu être présenté, pensant alors avoir regardé dans tous les fichiers. Crève coeur pour un film qui s’est compliqué sans cesse. Ça a été retrouvé (ou remonté du début) et c’est maintenant sur Youtube avec les autres films sur le compte de Aftulear. Ce n’est que quelques scènes mais ça donne une bonne idée : http://www.youtube.com/watch?v=g9ChL4mfEG4
Ignorez mon logo au début. Ils ne l’ont pas coupé au montage et j’avais juste un logo Kino annexé au mien sur un vieux film ;).


Dernier export, 45 minutes d’écoulé et il y a maintenant une cinquantaine de personnes dehors. Andry fait jouer n’importe quoi en introduction.

On capote pendant les derniers moments de l’export.

PROJECTION!!!!!!
Beaucoup de travail, belle récompense de voir tout ça monté et terminé devant le public.

Voici donc la cerise sur le sundae.

– Un film vraiment cool fait par l’alliance française et nominé dans la catégorie « Meilleur réalisation -Fiction » aux Festival des Rencontres du Film Court 2012.

– Mon propre film Course Pousse

– Et mon coup de coeur de la projection, le film de Guénolé.
http://www.synaptic.tv/medias/J_apprends_a_lire.mp4

Vous pouvez lire son entrée de blog sur le Kabaret ici.
Et pour commenter le film je vous renvoie sur la page de la version originale Kabaret.

Faut dire que même si on listé comme producteurs j’avais aucune vraie idée de ce que j’allais voir dans le film à part pour le bout des photos animées que j’avais fait dans la journée. Tout le crédit est donc à Guénolé avec son film vraiment super.



Bye la gang! Merci à tous.

Merci aux organisateurs ; Nicolas Oudet, Andry Marc et Victor Mayot à Tana.
Une vraie belle aventure.

Et c’est même pas fini. Un deuxième Kabaret Kino nous attends encore dans la capitale.

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Kino Kabaret Tuléar, partie 2

La nuit précédente, ils avaient déjà trouvé le temps de tourner ce court film dansant.
http://www.youtube.com/watch?v=0POfg1oKNDQ
C’t’un Kabaret, faut avoir du fun un peu!

J’arrive le matin, on regarde le dérushage de Justin qui parle de la pauvreté avec son reportage mais qui doit faire son film en s’étant fait mettre dehors de son lieu de tournage. À suivre.

Après quelques moments de préparation et d’aide sur les autres films j’ai une idée pour mon film et, avec l’aide de pratiquement tout le monde, on part en tournage pour 3 heures, 1 heure étant réservée simplement à se rendre sur les lieux du tournage et en revenir. Il fallait se rendre dans le quartier où je pourrais prendre un pousse pousse de Éric et qu’on puisse en emprunter un autre.

On ne prend que quelques prises de chaque action avec l’appareil photo dans les mains sans stabilisation additionnelle. En dépit de ça, d’un chien qu’on dérange beaucoup trop et de mon désir de faire ça vite, je trouve que ça se passe très bien. Les foules n’ont pas accouru pour nous regarder travailler et on a pu opérer sans avoir trop de regards sur nous.


Déraillement.

On revient et on croise une chicane de ménage assez violente. Je fais l’invisible. On boucle le tournage en se payant la traite de Fanta et de samosa comme si c’était la dernière bouffe sur terre. Faut dire que 2 heures à faire la course à 35 degrés pas d’eau c’est pas une idée de champion.

En arrivant je me retrouve à jouer dans un film comme professeur. Je pense que je suis encore plus terrible qu’en docteur avec mon cours de base improvisé et théorique sur les programmes de montage. Horrible.

Le film s’avère être bien bon (et comique) en dépit de ma performance.
http://www.youtube.com/watch?v=fqnCvF4BFyw

Les heures filent et on se court à gauche et à droite.


Prise de son pour Guénolé.

Montage, course, souper et la nuit tombe.

La fatigue gagne Iphy et elle part vers 20h30 et je décide de rester jusqu’à environ 21h30. Andry escorte Iphy jusqu’à l’hôtel pour ce premier voyage. Bien que nous avions eu des compagnons pour la majorité de nos déplacements en soirée, là c’était un peu différent et nous avions réellement une escorte obligatoire.

Début de l’histoire morbide.
http://www.slateafrique.com/85773/madagascar-criminalite-une-jeune-francaise-tuee-sur-la-plage
Des gens avaient bel et bien retrouvé morte, dénudée et mutilée une française de 31 ans propriétaire avec son mari d’un restaurant tout près de l’alliance française. Son mari était toujours porté disparu et on parlait de bâtons et/ou de pieux ensanglantés retrouvée près. Dès notre arrivée à Tuléar nous cherchions un restaurant pour souper et ce restaurant nous avait invité des yeux sans qu’on arrête notre choix dessus. Le lendemain nous tentons d’y aller et… c’était fermé. Ils étaient portés disparus. Tout ça pour dire qu’Andry et Nicolas Oudet, Directeur de l’Alliance Française de Tuléar avec qui je correspondais depuis le début du Québec pour coordonner ce voyage à Tuléar, s’inquiétaient pour nous. Nous avions eu la chance de prendre un verre avec Nicolas Oudet au Sakamanga quelques jours plus tôt à Antananarivo. Il s’occupait de nous à distance vu sa convalescence d’une attaque sauvage, et l’article le mentionne en bas de page, qui l’a laissé carrément pour mort sur environ la même plage. Genre, le crane ouvert.

Bref, c’était chaud.

Et entre le départ de Iphy à 20h30 et le mien 1h plus tard un touriste s’est fait braquer devant l’alliance française avec le gardien ne pouvant pas vraiment intervenir vu les armes et le nombre d’attaquants.

Bref, c’était chaud.

Dans la zone entre l’alliance française et notre hôtel il y avait toujours un bout sans lampadaires qui devenait spécialement funky et obscur. Je trouve alors le moyen de m’ouvrir le pied d’un bon 5 cm sur un panneau de signalisation tronçonné au sol.

« Iphy sort le rhum »

Et on a désinfecté mon pied plein de sang avec du rhum.

Bref, c’était chaud.


Le lendemain, sec et refermé.

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Kino Kabaret Tuléar, partie 1

Ça y est : le méga-post sur le Kabaret lui-même. Ça fait un long préambule pour arriver au vrai travail!

Le lendemain on profite très brièvement de notre terrasse perso pour déjeuner.

On part sur le tournage de Éric près de la plage sur le terrain de Safari Vezo, une boutique offrant des expéditions maritimes. Le film c’est une jolie et brève histoire entre mère et fille qu’Éric a tourné avec ma Kodak Playsport.

Malheureusement pour lui, et pour nous tous, le son est sorti vraiment tout croche de la caméra et il a dû redoubler son film. C’était probablement les premiers signes de fatigue de la caméra qui a rendu l’âme quelques jours plus tard… Pour lui c’était aussi une première expérience de montage vidéo. C’est déjà pas simple d’apprendre Adobe Premiere pour faire un montage traditionnel, faire un travail de son en post-production et de doublage c’est doublement difficile.

Le résultat lors de la projection :
http://www.youtube.com/watch?v=6UQaUG-HZTA

Sweet!

Kossel en profite pour faire un photoshoot avec les gens présents.


Il y a bien une cinquantaine de photos de tout le monde.


Wrap up.

On enchaîne avec le film de Haja, à droite ici sur la photo.

Comme on doit se partager 3 caméras (2 à moi) et que la JVC est partie je prends évidemment ma Canon T2I et partage le cadrage avec Guénolé.


On transforme le corridor en couloir d’hôpital où j’aurai la lourde tâche d’apprendre à la famille le décès de quelqu’un avec ma tête frisée pas crédible.


Haja gère son plateau.


Moé je place des néons.


Tournage Kino en vitesse = Un Zoom H4 laissé sur la table.

Le résultat : http://www.youtube.com/watch?v=1vHZL2OxDn4

À suivre.

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Tuléar, Madagascar

Nous arrivons dans la ville vers 15h. À la gare de taxi, Andry s’est bien occupé de nous avec un taxi sous forme de voiture, le dernier qu’on reverra avant un bon moment étant donné l’omniprésence des pousse-pousse. Direction hotel en sprint. Pas le temps de se reposer du voyage, on a les participants à rencontrer à l’Alliance Française avec sa bibliothèque en forme de base lunaire.

Quelle belle gang nous attends.

Vu notre retard ils ont déjà pris un peu d’avance sur les scénarios et certaines équipes sont déjà prêtes à aller tourner quand ce n’est pas déjà fait. J’écoute attentivement tous les projets et tout m’enchante. C’est excellent parce que commencer à donner des indications sur un scénario c’est quelque chose de très subjectif et même si ma venue inclue ce genre d’intervention je peux me réjouir que chacun à quelque chose à raconter et que ça se raconte bien dans un format de court métrage traditionnel avec un début, une chute et une fin adéquate. Après tout c’est les Malgaches qui ont quelque chose à raconter à ce moment là, pas moi. On prend le reste de la journée pour se connaitre davantage. J’ai encore la tête vide quant à mon propre scénario à tourner éventuellement après avoir aidé les autres. Le soleil se couche d’un coup vers 18h et la fatigue nous gagne pas longtemps après. À Tuléar ça donne vraiment l’impression que le soleil se couche en maximum 15 minutes. Il fait clair et soudainement, plus rien. Avec l’électricité dans les rues qui est inégale, ça devient quelque chose de particulièrement comique alors que les organisateurs et Malgaches ne semblent pas être chaud à l’idée qu’on se promène sans accompagnement dans les rues la nuit. Ça donne une situation où si tu es au bout de la ville et que le soleil se couche… tu TE DÉPÊCHES EN CRISSE.

À l’hotel, on se trouve plein de jolis copains Gekko.

C’est super cool ! Dodo.

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Taxi-brousse!!!

3 paysages typiques


Zébus partout.


Montagnes incroyables près de la capitale.


Grandes étendues dans le sud.

En 24 heures tu t’arrêtes un nombre assez limité de fois. Autant dire qu’il ont l’expertise de ne pas trop perdre de temps sauf quand ils acceptent une livraison en cours de route vers une autre ville que Tuléar. Vu la qualité des routes qui est variable, il y a de longs moments où la route est neuve et que tu peux faire du 70-90 km/h mais le reste du temps, si ce n’est pas les longues côtes qui font souffrir le moteur du van c’est les nids de poule qui ont l’air de cratères qui forcent à slalomer en fou ou bien simplement de s’immobiliser pour réussir à les franchir. La nuit, les taxi-brousse doivent s’attendre et former un convoi d’au moins 8 parce qu’il y a des attaques de taxi-brousse dans les coins isolés. En dormant la nuit, le taxi-brousse allait vite et sa roue est sortie de la chaussée, le faisant valser sur 3 roues pendant quelques secondes. On était près de faire des tonneaux. 2 minutes après, tout le monde était rendormi. De jour sur la route, on a aussi vu des gens qui devaient débarquer de leur taxi-brousse afin que le véhicule arrive à monter une côte. Pendant 24 heures, des gens qui inspectent leur moteur sur le bord de la route ou qui sont en train de changer un pneu, on les compte en dizaine. Ça et les troupeaux de zébu qui partagent la route avec nous.

Dire que Google estime cette route à environ 12 heures en voiture. Pour ça faut être en 4×4 et prendre toutes les bosses à pleine vitesse.

Ça nous fait passer par la très chouette Antsirabe (avec le brasseur de la meilleure bière « Three Horses Beer »), Fianarantsoa, Ihosy, Ilakaka la ville du saphir qui est dans un boom digne du far-west.

Je vais le dire carrément : dans le sud, la vie a l’air beaucoup plus difficile. Genre, beaucoup. Notre visite dans le nord à la fin du voyage renforcera infiniment cette impression. Tuléar on arrive.

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Départ pour Tuléar

Un autre levé qui se fait autour de 7h-8h. Notre départ de taxi-brousse étant encore à 14h30 ça nous laisse du temps pour explorer un autre coin de la ville. On se lance vers le Lac Anosy, à ce qui m’apparaît être le centre de la ville.

Ça fait une belle longue marche qui nous fait découvrir un parc de la ville autour du lac, un trottoir que seuls les militaires peuvent emprunter et surtout des garages hallucinants où métal tordu, ferrailles, soudeurs en action, ateliers et comptoirs de service sont tous empilés les uns par dessus les autres. On continue à marche vers le stade.


Plus cool que Hollywood.

On prend des ruelles et escaladons lentement la ville. Après une bonne heure ça nous emmène près du palais royal où deux guides imposent leurs services.

On se fait évidemment taxer notre exploration par les guides (5000 Ariary chacun) et partons en vitesse vers notre taxi-brousse à la station.


Beaucoup d’énergie ; ça grouille de partout pour charger les gens et les marchandises.

Le chauffeur du taxi-brousse nous demande un 20000 Ariary (10$CAN) supplémentaire surprise à cause du poids de nos sacs. On réussit à négocier 10000 Ariary en lui disant que le sac de Iphy ne pèse pas plus que 15 kilos selon la balance de l’aéroport (et c’était vrai). Ça en devient drôle.

Après 3 heures de chargement (et déchargement, et chargement, et déchargement), on part! Il est 17h30.


Le van à droite, c’est le nôtre. Il y a 4 rangées de 4 minuscules sièges + 3 places pour des conducteurs à l’avant. Nous étions finalement 22 à l’intérieur de ce van. Ça fait 3 rangées de 5, une rangée de 4 et les 3 à l’avant. ROCK AND ROLL pendant les 24 prochaines heures.

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Madagascar, arrivée à Antananarivo.

J’ai une belle étampe de visa « affaires » dans mon passeport provenant de l’embassade du Madagascar au Canada.

Les affaires en question c’était d’aller animer un atelier Kino à Tuléar en collaboration avec l’Alliance Française de Tuléar et l’Institut Français dans la capitale Antananarivo pour les 7eme rencontres du film court du Madagascar. C’était donc un voyage en deux partie avec une arrivée au Madagascar qui dès mon arrivée, allait nous faire parcourir, Iphigénie et moi, 1000km en 24 heures dans un taxi brousse pour atteindre Tuléar et avec une deuxième partie de retour dans la capitale pour un Kabaret Kino plus traditionnel avec une centaine de participants qui ont le seul but de produire des films. Pour la première étape nous ne sommes pas les seuls à être envoyé dans une contrée du Madagascar pour animer un atelier. Il y a un Réunionnais vraiment cool qui s’appelle François, une française, Thomas Lesourd et un autre Québécois, Marc Tawil. Avec des destinations comme Antsirabe, Mahajanga ou Tamatave, je pense que personne n’était aussi loin que nous par contre. 1000 km au Madagascar en taxi-brousse, C’EST LOIN … mais c’est l’aventure !

On débarque de l’avion vers 22h30 avec une bonne petite chaleur et de l’humidité qui nous change amplement du Québec. La fatigue aidant, nous prenons la décision de ne pas sortir la première nuit et dormons presque paisiblement à notre dans notre belle petite chambre. L’excitation est grande.

Nous n’avons qu’une matinée devant nous dans la capitale avec un départ en taxi brousse à 14h30, mais comme le soleil se lève vers 5 heures ça nous laisse en principe 7 heures de visite avant de partir.


Les montagnes remplies de maisons c’est ce qui frappe dans la ville. C’est vraiment beau.

C’est le dimanche de Paques et les gens sont partout dans les rues. C’est des centaines de milliers de personnes qui sont à la fête et tout est fermé. Encore une fois c’est super énergique et les piétons sont rois.

Nous faisons les marchés et allons nous perdre à des endroits où, après coup, on avait pas trop d’affaire là. Ruelles et dédales cachées, kiosques sans fin, on est en mode observation. Tout est magnifique mais la pauvreté est omniprésente. De jeunes, et moins jeunes, mères nous poursuivent sans cesse et nous achetons finalement la paix avec des billets qui traînent dans nos poches. On s’habitue instantanément à ne jamais stopper pour regarder le paysage et toujours avoir l’air de savoir où on va. Tout le monde nous conseillant de ne pas traîner de sac à main, de sac banane, de sac en bandoulière ou de n’importe quoi d’autre qui attirerait l’attention ça nous fait une ballade légère et calme, considérant que j’ai souvent mon maudit sac d’appareil photo dans le dos et que c’est encombrant. Évidemment que je réussis à prendre subtilement quelques photos et vidéos avec la Playsport.

Notre taxi nous prend à l’hôtel vers 1h15.
Quelques clips sont tournés dans le taxi en route. On se fait ensuite dire que les cris qu’on peut entendre dans le tunnel sont des gens de la région qui sont venus pour Paques et qui sont pas habitués à voir des tunnels. C’est vrai que c’est lefun en maudit faire de l’écho dans un tunnel.

Surprise (mais pas vraiment), notre taxi brousse est lui aussi à la relâche et, bien que notre place aille été payée d’avance pour cette journée précisément, pas moyen de négocier le départ. On se retrouve automatiquement une journée en retard pour animer l’atelier à Tuléar et pris avec tous nos baggages dans un endroit loin d’être familier (mais qui le deviendra). Après m’être fait escroquer de 20000 Ariary (10$CAN) pour réussir à placer un appel téléphonique à Victor, qui nous avait accueilli la veille à l’aéroport et qui s’occupait de nos déplacements, il nous renvoie un taxi et nous invite à le rejoindre après avoir redéposé nos bagages à l’hôtel. Là bas, une deuxième surprise nous attend. Le gérant et propriétaire de l’hôtel a loué notre chambre à des amis, étant persuadé que notre départ signifiait la fin de la location même si Victor avait réservé la chambre pour 3 jours en vue de la venue des autres Kinoites. Comme dans les meilleures histoires, le reste de l’hotel est complet. On grimpe dans le taxi et on finit au Sakamanga, un très cool hotel touristique dans lequel on paye en Euro (32Euro) au lieu d’en Ariary, donc cher en comparaison mais pas cher comparé à n’importe quelle autre grande ville européenne.


On rejoint Victor, passons un peu de temps autour d’une piscine et faisons la connaissance avec sa voiture qui venait probablement de recevoir un plein d’essence coupé à l’eau. J’ai jamais entendu autant de pistons travailler dans le vide qu’avec ce char là.

On se rejoint en soirée pour manger de la langue de zébu et danser dans un club qui s’appelle Le Glacier, réputé depuis 30 ans pour ses soirées chaudes… et ses …euh… prostituées au bar. Mine de rien c’est quelque chose qui sera aussi récurrent dans les endroits nocturnes touristiques et qui me donnera finalement une idée pour mon propre film…